«

»

Imprimer ceci Article

VIVRE OU MOURIR POUR SES CONVICTIONS : LA QUESTION DU SUICIDE (ASSISTE)

12.6.18 – C’est bizarre, comme dans ce pays, les gens passent leur temps à causer pour ne rien dire… en passant trop souvent à côté de l’essentiel. Des lustres qu’on nous bassine avec l’euthanasie encore appelé suicide assisté ! Que les gens qui n’ont pas demandé à naître aient au moins le droit de mourir en paix, enfin, s’il vous plaît : contre ou pour le suicide assisté ?

En France, les gens qui ont quitté l’école il y a longtemps aiment les journalistes parce qu’ils les considèrent comme des relais d’informations qui aident à se forger une opinion. Penser, une activité indispensable pour participer au maintien de la démocratie (ou à sa restauration quand elle a été abîmée !) mais coûteuse en énergie, en silence et en temps… Autrement dit, à l’intérieur du peuple, il y a des gens qui parlent trop, d’autres qui hélas ne parlent pas assez ou ne veulent plus parler et une majorité qui se choisit un ou une porte-voix de telle ou telle cause. C’est juste, et précisément la raison pour laquelle les actifs, « travailleurs-travailleuses », et même les Français en âge d’être retraités, étudiants comme écoliers regardent la télévision et restent attentifs à certaines émissions…

Ils veulent des avis éclairés de journalistes qui s’engagent et sont respectés – réputés ? – pour leur niveau d’expertise dans tel ou tel domaine s’ils en sont spécialistes. D’ailleurs, ils veulent aussi entendre s’exprimer des spécialistes et acteurs du monde politique, économique, scientifique… Mais soyons honnêtes, les vrais gens ont d’abord besoin d’entendre les journalistes généralistes qui leur annoncent l’information avant qu’elle soit approfondie ensuite. Les téléspectateurs sont conscients que les journalistes ne savent pas tout, mais jugent probablement que leur culture générale est suffisante pour leur permettre d’assurer en direct ou dans des articles, en posant des questions assez pertinentes pour être compréhensibles par le plus grand nombre sans oublier, quand c’est nécessaire, d’employer le « je » qui montre et démontre leur implication dans leur métier et leur motivation à décrocher l’essentiel plus que le scoop…

Alors, sur la question de l’euthanasie, qui n’est en fin de compte rien d’autre qu’un suicide : quelqu’un demande à d’autres humains de le tuer sans que ce soit considérer d’un point de vue légal comme un meurtre, chaque Français a son opinion parce que tous ont été confrontés de près ou de loin à la question. Sans parler de ces affaires tragiques, pour ne pas dire ridicules, qui n’auraient même pas fait débat il y a 40, 30 ou 20 ans quand les gens étaient capables de sortir sans téléphones portables dans la poche et que les gosses n’avaient pas accès à des vidéos porno balancés sur le net pour cause de refus de chantage à la « sextape » montée de toutes pièces. On tend des pièges facilement maintenant avec le numérique et les montages sont des jeux d’enfants avec des logiciels informatiques, comme dans les jeux sur consoles, c’est complètement fou, lamentable ou triste, désastreux, dangereux pour les jeunes générations et les moins jeunes, ainsi que l’économie…

Bref, le genre d’affaires au chantage qui peut détruire une carrière, une vie, voire une société ou un pays tout entier si ces habitants ne sont pas capables de réfléchir et d’agir sans téléphone portable. On peut suivre les actualités à la télévision où les informations sont recoupées, et consulter les sites web et les réseaux sociaux sur un ordinateur à la maison si on tient à savoir à peu près ce qui se passe dans le pays et dans le monde tout en échappant à toute forme de propagande dangereuse pour la liberté d’expression, de la presse et de l’opinion. Tous les gens qui ont connu la vie avant l’ère des smartphones sont restés du genre direct et n’ont jamais aimé tourné autour du pot pendant des semaines, des mois ou des années. Voilà pourquoi, même quand ils ne sont pas journalistes, aucun ne peut supporter ces histoires idiotes de faux couples (pour ne pas dire mariages blancs) mais tout le monde en connait au moins une : femme, le plus souvent, menaçant de se suicider si un homme la quittait, l’inverse existant aussi mais plus rarement puisque jadis, les hommes gagnaient plus d’argent que les femmes au travail. Et l’air de rien, ça compte… Comme l’aide au retour à l’emploi pour ne pas qu’elles soient dépendantes des hommes ou inversement.

Je vais donc donner mon avis de journaliste scientifique qui compte aussi puisque le sujet est brûlant d’actualité (comme la PMA, GPA, etc.) cette semaine avec la publication des conclusions des Etats généraux. Autrefois, jamais on aurait accusé un homme ou quiconque, un chanteur, une chanteuse, un film, une chanson, un livre, ses enfants, etc. si un homme ou une femme s’était suicidée. On aurait conclu « c’est son droit, il faut le respecter. Elle n’a pas demandé à venir au monde sur une planète déjà surpeuplée – elle ou il n’est pas responsable des guerres qui ont provoqué des déséquilibres entre les sexes dans la population – et si il ou elle considérait que sa vie sur terre n’était pas assez intéressante pour se faire aimer par l’homme avec lequel elle croyait former un couple, respect… ». Il n’y a pas à pleurer sur son choix de mourir pour ça, surtout si elle explique ses raisons honnêtement dans une lettre et que même l’affection de ses enfants ne suffisait pas à lui donner envie de rester.

On sait très bien que de nombreuses personnes vivent seules aujourd’hui, et ont de bonnes raisons après des années de solitude forcée ou non – pas seulement chez les gens du peuple mais aussi chez les « célébrités » – d’avoir parfois envie de mourir vite puisqu’elles n’ont même pas eu le bonheur de vivre l’amour et qu’en plus, pendant tout ce temps perdu ou gâché, la population mondiale augmente chaque jour à une vitesse vertigineuse ! Parce que ? Parce que d’autres, hommes et femmes qui ne s’aiment pas (…) se reproduisent « comme des lapins », soit par bêtise, inconscience ou faute d’accès à un vrai système scolaire et à des moyens de contraception aussi efficaces que des préservatifs, ou plus simplement encore par une monogamie assurée si facilement dans l’amour sincère entre un homme et une femme. Ces gens là aussi ont des raisons d’avoir envie de crever, vite, mais ils résistent (ou espèrent qu’on légifère vite sur la question de l’euthanasie, avant d’avoir à se donner la mort eux-mêmes d’effroi, de peur de mourir étouffés par l’incompétence de politique de santé publique désastreuse à l’avenir, la misère entraînant la misère ?). Ces célibataires, isolés, tiennent assez à la vie – pour combien de temps encore – juste parce qu’ils ont un adorable chien et qu’ils estiment avoir le devoir, eux qui ont eu la chance de faire des études, de limiter un peu la casse avec ce qu’ils ont appris du passé ou dans leur métier.

Ces gens restent stables sur le plan psychique, ont connu eux aussi des revers amoureux – des râteaux – qui forment la jeunesse, des « non sincères » et justes qui apprennent que les sentiments et le sexe vont ensemble mais qu’ils ne sont pas systématiques, que la différence entre l’amour et l’amitié et justement qu’il n’y a pas de sexe dans la relation amicale, mais qu’il y en a dans la relation amoureuse. Et que les individus n’apprécient pas d’être touchés « de partout » sans amour, même s’ils se prétendant homosexuels, et qu’un contact physique quand il n’est pas consenti (et en plus filmé par des caméras planqués dans des smartphones ou autre en vue d’une « sextape » à chantage), c’est insupportable. Mais ceux que l’on fait chanter de cette manière sont assez solides pour supporter et le chantage et l’éventuelle diffusion dans une société assez instruite et cultivée, parce que l’information devra circuler assez vite et le procès arriver vite aussi, pour rendre justice et à l’individu et au peuple. Alors, le suicide (assisté), oui, comme l’euthanasie si ça reste dans un cadre légal et expliqué correctement aux gens informés en France qui suivent les actualités de près à la télévision…

Pour ne pas être pris en otages, prenez position et ayez un avis sur ces questions de bioéthique

Autres articles intéressants...

Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ?
Question insolite posée par le titre d’un ouvrage qui vient tout juste de sortir. Il en contient une foule d’autres sur l’espace, les animaux, l’alimentation, le corps humain, les dinosaures, etc. Leurs réponses ? Instructives et surtout, amusantes. Un livre p...
Méditerranée, requins en danger !
En Méditerranée, les requins ont été décimés… (extrait de EXPLORATIONS EN TERRE ANIMALE paru aux éditions EDP Sciences)
Mon beau sapin, roi des médecins...
« Que j’aime ton écorce… ». Pourquoi pas ? Le sapin est bien le roi des forêts. En plus de nous éblouir et d’apaiser nos esprits lors des longues soirées d’hiver quand arrive Noël, il se transforme aussi en médecin. Et cette fois, c’est son écorce qui regorger...
Quand nos peaux bleues finissent en court-bouillon...
Pas de scoop ici, les ailerons de requins sont très recherchés pour la préparation d'une soupe à la mode en Asie. Ainsi, afin de ne jamais manquer de l'ingrédient essentiel à cette recette, quelques dizaines de millions de squales sont enlevés chaque année à l...

Lien Permanent pour cet article : http://merseaplanete.com/vivre-ou-mourir-pour-ses-convictions-la-question-du-suicide-assiste/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>