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Substances proches du cannabis : bon ni pour les os des femmes ménopausées ni pour le moral des hommes !

Portrait la hyène de la salpêtriere par Théodore Géricault (1791-1824) et radeau de la méduse (1818-19)Chaque année, les députés remettent sur la table le débat sur la dépénalisation du cannabis sous prétexte que la France serait en tête des classements européens en matière d’usage de cannabis. On peut le regretter – humour décalé – pour les dealers probablement de plus en plus pauvres tant le trafic ne doit plus rien rapporter aujourd’hui (autrement dit, mauvais business qui va finir par inciter les jeunes hommes des cités – pardon pour les clichés ! – à préférer l’art musical, graphique, théâtral, en somme la culture et les études pour mieux gagner leur vie et avoir un avenir ?). Autre argument pour abandonner le joint et son THC ? Il est nuisible, même sous forme naturellement produite par l’organisme (endocannabinoïdes), à la santé des os des vieilles dames et peut provoquer de graves troubles psychiatriques chez tous…

Nos cannabinoïdes nous auront jusqu’à l’os !

Article publié pour l’agence science presse en 2005

Feuille de Cannabis sativa Os

SourisAssistance publique Hôpitaux de Paris

Les endocannabinoïdes, des substances naturellement produites par l’organisme, participent activement au phénomène de dégradation de l’os, plus connu sous le nom d’ostéoporose… Pour combattre l’ostéoporose, il faut donc trouver le moyen de combattre ces substances. Les endocannabinoïdes sont proches du THC (principe actif du cannabis). Puisqu’elles sont produites par notre organisme, cette découverte, publiée dans la revue Nature Medicine, devrait en effet permettre aux chercheurs d’envisager de nouvelles thérapies. Explication ? L’ostéoporose apparaît lorsque notre tissu osseux ne se renouvelle plus assez vite : la densité osseuse devient de plus en plus faible, et le risque de fractures de plus en plus grand…

Cette pathologie affecte surtout les personnes d’âge mûr, et particulièrement les femmes à la ménopause. Pour les médecins, la chute du taux d’oestrogènes est une cause probable de l’ostéoporose chez la femme, et l’une des raisons pour lesquelles il est utile de prendre des hormones de substitution. Mais ce traitement n’est pas la panacée : il aurait des effets indésirables – augmenter le risque de développer un cancer du sein par exemple  – et il ne fait que ralentir la maladie.

Les chercheurs de l’Université d’Aberdeen en Grande-Bretagne ont donc mené une étude chez des souris auxquelles ils ont retiré les ovaires pour simuler la ménopause. Ils les ont divisées en deux groupes, l’un constitué de souris mutantes, c’est-à-dire modifiées génétiquement pour être incapables de synthétiser un type de récepteurs particulier aux cannabinoïdes. Résultat, les cannabinoïdes ne trouvaient pas « prise », et les souris mutantes ne s’en portaient que mieux: elles avaient 16% plus de minéraux participant à la résistance osseuse. Qui plus est, si les chercheurs injectaient aux souris normales des substances destinés à bloquer les récepteurs, celles-ci étaient également mieux protégées contre l’ostéoporose.

Reste à comprendre comment interviennent les oestrogènes au niveau osseux. Mais il y a de bonnes raisons de penser que l’on pourra mettre au point de nouveaux médicaments pour le traitement de l’ostéoporose et d’autres pathologies osseuses. De plus, cette étude, même si elle n’en est qu’au stade des souris, suggère que le cannabis pourrait prédisposer les consommateurs(trices) régulier(e)s à l’ostéoporose…

 

La schizophrénie après le ‘pétard’ ?

Bon, « planer sur un nuage » un moment, mais pour fuir quoi, au juste ? L’ennui ? A quoi ça sert, lorsque l’on sait que le consommateur de cannabis peut présenter à très court terme des signes de schizophrénie, même chez ceux qui n’ont aucune susceptibilité à développer une telle maladie…
De nombreuses études ont déjà été menées sur le sujet. Les médecins supposaient bien une relation entre le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC), principe actif du cannabis, et des symptômes de schizophrénie. Mais Cyril D’Souza professeur de psychiatrie à l’Ecole de Médecine de la célèbre université de Yale aux Etats-Unis a voulu démontrer clairement cette association.
« Cette étude est un support intéressant pour tester l’hypothèse selon laquelle le système de récepteurs cérébraux sur lequel agit le cannabis doit également être impliqué dans la pathophysiologie de la schizophrénie  » justifie le chercheur.
Risque de SchizophrénieC’est en administrant du THC à des sujets volontaires et triés sur le volet pour ne pas présenter de tendance à la schizophrénie qu’il a effectivement constaté chez eux l’apparition de symptômes particuliers pendant une demi-heure à une heure : paranoïa, troubles de la pensée, problèmes de mémoire et d’attention, dialogue limité avec les interlocuteurs, etc.
Un suivi régulier pendant 6 mois n’a détecté aucune réapparition de signes de schizophrénie chez les participants. Ce travail vient donc s’ajouter aux précédents pour suggérer l’implication des récepteurs cannabinoïdes dans le processus cellulaire de la schizophrénie.
Une conclusion guère étonnante au regard du nombre de fumeurs qui, psychologiquement plus fragiles, à tendance dépressive ou présentant, à leur insu, une schizophrénie encore sous-jacente, ont développé la pathologie suite aux prises répétées de cannabis…

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