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Semaine internationale de la thyroïde

Journée mondiale de la thyroïdeLancée en 2008, la journée mondiale de la thyroïde fixée au 25 mai marque chaque année le début de la semaine internationale consacrée à cette petite glande bien cachée. Objectif ? Informer le grand public car en être malade, ça n’arrive pas qu’aux autres. Du cou, dimanche, pensez à votre papillon…

Depuis des mois, quelque chose ne tourne plus rond. Vous avez froid, vous dormez mal, vous êtes fatigué(e), déprimé(e), vous prenez du poids sans avoir rien changé à vos habitudes alimentaires, votre cœur bat au ralenti, etc. Et si vous étiez en hypothyroïdie, votre sang en manque d’hormones thyroïdiennes ? Vous n’avez jamais pensé à un problème de thyroïde qui pourrait empêcher votre corps de fonctionner normalement ?

Ou vous avez chaud, vous dormez mal, vous êtes fatigué(e), énervé(e), vous fondez comme neige au soleil sans avoir rien changé à vos habitudes alimentaires, votre cœur bat trop vite, etc. Et si vous étiez en hyperthyroïdie, votre sang surchargé d’hormones thyroïdiennes ? Vous n’avez jamais pensé à un problème de thyroïde qui pourrait empêcher votre corps de fonctionner normalement ?

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Pas étonnant, à moins d’avoir quelqu’un dans sa famille qui en souffre, on ne songe jamais à sa thyroïde, « papillon de jouvence » qui produit des hormones pourtant essentielles à la vie !

Résultat, avant de s’inquiéter pour son cou et d’aller consulter le médecin, on peut traîner des semaines, des mois, voire des années, dans un triste état. D’où l’importance de mettre en avant cette semaine de sensibilisation qui a lieu du 25 au 31 mai : hommes ou femmes, nous pouvons tous un jour ou l’autre être confrontés à un problème de thyroïde. Et heureusement, la médecine dispose de bons traitements pour retrouver enfin la forme…

Caroline Lepage, journaliste scientifique

(atteinte d’une maladie auto-immune de la thyroïde appelée Hashimoto et auteur du livre Thyroïde Enfin le traitement qui sauve)

Livre - Enfin le traitement qui sauve

Alimentation et thyroïde

L’idée commence à faire son petit bonhomme de chemin. D’Hippocrate au Dr Seignalet en passant par le Dr Servan-Schreiber, certains médecins tentent de nous l’enseigner : l’alimentation est aussi une façon saine et efficace de se soigner !

Extrait de l’ouvrage Anticancer de David Servan-Schreiber – Les gestes quotidiens pour la santé du corps et de l’esprit

Une phrase lapidaire : « il existe très peu de recherches qui permettent de penser que les aliments que vous mangez peuvent prévenir le retour de votre cancer ». Mes confrères cancérologues m’ont sauvé la vie, et j’ai une estime profonde pour leur engagement quotidien auprès de patients qui portent une maladie particulièrement éprouvante. Comment est-il possible que ces médecins exceptionnels continuent à promouvoir une idée aussi fausse ? En discutant avec certains d’entre eux que je compte au nombre de mes amis, j’ai réussi à trouver la réponse à cette question. Il s’agit en fait de plusieurs réponses.

Anticancer - Les dernières découvertesComme tous les médecins, les cancérologues sont constamment à l’affût des avancées susceptibles d’aider leurs patients. Ils participent tous les ans à des congrès afin de se tenir au courant des nouveaux traitements. Ils sont abonnés à des revues scientifiques où les nouvelles études sont publiées, ainsi qu’à des revues professionnelles, de nature plus commerciale, qui commentent les études et les recommandations des leaders d’opinion sur un ton journalistique. Plusieurs fois par mois, ils reçoivent la visite de représentants de l’industrie pharmaceutique qui leur présentent les derniers médicaments disponibles sur le marché. Ils ont le sentiment d’être au courant de tout ce qui compte dans leur domaine. Et dans l’ensemble, ils le sont.

Mais dans la culture médicale, on n’envisage de changer les recommandations faites aux patients que dans un cas et un seul : quand il existe une série d’études faites « en double aveugle », démontrant l’efficacité d’un traitement chez l’homme. C’est ce qu’on appelle légitimement « la médecine fondée sur les preuves ».

Par rapport à ces études expérimentales chez l’homme, l’épidémiologie n’est considérée que comme une source d’hypothèses. D’autre part, pour un cancérologue qui passe ses journées au contact des patients, les études faites en laboratoire sur des cellules cancéreuses ou des souris ne sont pas prises en considération tant qu’elles n’ont pas été confirmées par des études humaines à grande échelle. Elles ne constituent pas encore des « preuves ». Même quand elles sont publiées dans Nature ou Science, elles n’arrivent généralement même pas sur l’écran radar de ces spécialistes qui n’ont guère le temps d’explorer le travail pourtant colossal réalisé en laboratoire. Et comme ils n’en ont pas entendu parler dans leurs sources habituelles, ils ont le sentiment que « ça ne peut être vrai, sinon je le saurais ».

La validation d’un médicament anticancer jusqu’au stade des expériences sur l’homme en nombre suffisant coûte aujourd’hui entre 500 millions et un milliard de dollars. Ce type d’investissement apparaît justifié lorsqu’on sait qu’un médicament comme le Taxol rapporte à la compagnie qui en détient le brevet un milliard de dollars par an. Il est en revanche absolument impossible d’investir des sommes de cet ordre pour démontrer l’utilité des brocolis, des framboises ou du thé vert, puisqu’ils ne peuvent pas être brevetés et que leur commercialisation ne remboursera pas l’investissement initial. Nous n’aurons jamais pour les bénéfices anticancer des aliments, d’études humaines de même calibre que pour les médicaments. Du coup, il est fréquent que l’on entende : « toutes ces études chez les souris, ça ne prouve rien chez l’homme ». Et c’est juste.

C’est pourquoi il est capital d’encourager les instances publiques à financer la recherche sur les bénéfices anticancer des aliments chez l’homme. Cependant, je suis convaincu qu’il n’est pas nécessaire d’attendre des résultats pour commencer à introduire ces aliments anticancer dans son alimentation. Pourquoi ? Parce qu’il est parfaitement établi que le type d’alimentation que j’ai moi-même adopté et que je vous recommande ici :

1- ne fait courir aucun danger à ceux qui le suivent

2- entraîne, au contraire, des bienfaits pour la santé qui dépassent de toute façon très largement le cadre du cancer (effets bénéfiques sur l’arthrite, les maladies cardio-vasculaires, la maladie d’Alzheimer, etc.)

Ce qui signifie qu’au minimum, en suivant ces principes, on se fait beaucoup de bien…

Noix d'Amazonie et amandesChocolatVitamine C

Ainsi, manger bio, privilégier certains aliments qui favorisent la synthèse des hormones thyroïdiennes et à l’inverse, se limiter sur d’autres dits goitrogènes, cela permet de prévenir l’hypothyroïdie et conserver de manière durable une santé hormonale thyroïdienne équilibrée.

Papillon

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