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Bientôt un scandale sanitaire autour des hormones thyroïdiennes ?

ScandalePour répondre à la demande du gouvernement français, en mars dernier, les laboratoires Merck ont remplacé l’excipient lactose par du mannitol dans le traitement phare contre l’hypothyroïdie. A juste titre probablement, des centaines de malades prétendent maintenant ressentir des symptômes qui les inquiètent et sur lesquels ils tentent de mettre les mots exacts… Les explications peuvent-elles se trouver en réalité dans notre histoire à tous, nos comportements face à la maladie et comme tant signalée par les médecins dans la pollution de l’environnement ?

 

Avertissement

NE JAMAIS PRENDRE D’HORMONES DE SYNTHESE LORSQUE L’ORGANISME N’EN A PAS BESOIN !

Exemple ? Un homme ou une femme sans maladie de la thyroïde mais sous Levothyrox alors que sa glande fonctionne parfaitement la verrait se dérégler brutalement et avec son « schéma corporel » et estime de soi tristement se dégrader sous les signes extérieurs d’hyperthyroïdie aussi visibles que dangereux : insomnies, palpitations, hausse de la pression artérielle, douleurs oculaires, sueur exagérée, crises d’angoisse, troubles obsessionnels, tremblements musculaires, diarrhées, maux de ventre, effrayant amaigrissement…

Comment expliquer aux 6 millions de Français touchés par des problèmes de thyroïdes, d’hypo’ ou d’hyper’, pourquoi celles et ceux traités contre l’hypo’ par Levothyrox se plaignent de symptômes étranges ? Problèmes de concentration, perte de désir, instabilité émotionnelle, envie de pleurer, mémoire défaillante, modification de l’aspect de la peau, baisse de l’acuité visuelle…

Lactose (lait de vaches) contre mannitol (d’origine végétale) : excipients des comprimés

Vaches de NormandieAvant mars 2017 et depuis des années, l’excipient des comprimés – leur enrobage – était du lactose, sucre du lait de vaches pas toujours toléré par le système digestif des adultes… La molécule a donc été remplacée par le mannitol. Excipient à effet notoire – c’est un laxatif ! – d’origine végétale ou de synthèse, il sert d’édulcorant dans l’agro-alimentaire (vous en êtes informés sur les étiquettes par le sigle E421).

Levothyrox

Pour autant, ce mannitol a probablement peu modifié la qualité de « couverture » des hormones thyroïdiennes, mais plus leur absorption au niveau intestinal ! En effet, le Levothyrox (T4) est un traitement à marge thérapeutique étroite : un modeste changement d’1/4 de comprimé de 25 microgrammes peut avoir des effets nettement observables sur l’état de santé des patients…

Pourquoi les femmes de 50 ans et plus à risques ?

FruitUne telle finesse pour adapter les dosages ? Oui, car chaque individu est différent. Souvenez-vous toujours qu’il s’agit d’hormones de synthèse copies de celles produites par des glandes thyroïdes d’humains ! Et non de simples vitamines largement présentes dans les fruits et légumes… Autrement dit, en cas d’hypo’ sévère – une femme qui n’a plus de thyroïde ne peut survivre sans hormones thyroïdiennes - endocrinologues et généralistes prescrivent la levothyroxine et ajustent le dosage en fonction des résultats des contrôles sanguins. Ce qui n’est pas chose facile avec les femmes de plus de 50 ans plus à risques à cause de la confusion avec la ménopause…

L’usure du temps agissant sur les organes, il est difficile de faire la part des choses entre ces désagréables dérèglements hormonaux et un dysfonctionnement de la thyroïde. La nature : l’âge, les kilos en trop qu’il faut accepter comme les rides sur le visage, la vue qui baisse, les cheveux qui blanchissent, le moral dans les chaussettes, quant au sexe – si elles n’ont pas à se plaindre de troubles érectiles – elles en ont naturellement moins besoin, craignant la solitude, elles attendent surtout de la tendresse, des mots d’amour sincère, de la part de leurs conjoints… Aussi peut-on comprendre combien, dans ces périodes, il est facile de confondre les signes de ménopause avec ceux de l’hypothyroïdie : déprime, ralentissement intellectuel, frilosité, baisse de libido, hypotension, chute de cheveux, peau sèche…

A quels dosages être biens ?

Par ma longue expérience en tant que journaliste scientifique et diagnostiquée Haschimoto (maladie auto-immune) cas précoce à l’âge de 23 ans sans doute à cause de Tchernobyl – après de nombreuses discussions avec médecins et patients, je suis en mesure de confirmer leurs observations ! Sous traitement contre l’hypo’, même avec une TSH considérée normale, il est très fréquent que les patientes présentent des signes d’hyperthyroïdie insupportables (pour elles et leur entourage : impatience, dépression, insomnies, etc.) sans pour autant se débarrasser des kilos en trop de l’hypo’ ou ne plus perdre de cheveux car leur taux de T4 est trop proche de la limite supérieure et celui de T3 trop bas.

Un état de santé équilibré est atteint à des taux de T3 et T4 modérés, à peu près au milieu de la norme (entre les valeurs limites extrêmes indiquées sur la feuille de résultats qui représentent l’intervalle de référence).

Ex.fictif : T3L      2,8 ng/l [2,4-3,2]           

(estimation de la valeur cible idéale pour  la T3 : 3,2-2,4=0,8  0,8/2=0,4    0,4+2,4=2,8)

                 T4L  10,95 ng/l [7,4-14,5] 

Les hormones ne sont pas des médicaments comme les autres

Avant de se précipiter dans l’intimité d’un cabinet médical, il est essentiel de bien comprendre les pressions psychologiques parfois exercés par les patients sur les héros de la santé, hommes et femmes qui ont fait huit ans d’études et plus à la faculté de médecine ! Les malades en hypo’ ont tendance à penser à tort qu’ils seront mieux « gavés d’hormones » et insistent auprès de ceux ou celles qui rédigent l’ordonnance pour une augmentation de dosage. Les médecins résistent autant que possible à ces comportements qui frôlent les caprices. Face aux excès, il faut trouver le courage et l’autorité de dire STOP.

Quand on sait pourquoi, il y a de quoi dire non ! Attention, en effet, les hormones ne sont pas des bonbons ou des placebos. A l’état naturel, elles ont un rôle dans tout le fonctionnement du corps (croissance, métabolisme, fonction cardiaque, humeur, cheveux, peau, émotions, etc.). Aussi, depuis des années, les médecins dénoncent un phénomène extrêmement inquiétant observé dans tous les cabinets de consultation de France. Celui-ci, on le sait aujourd’hui sans le moindre doute grâce aux études scientifiques, est lié à la pollution de l’environnement…

                                                    Perturbateurs endocriniensRadio d'une main

Le scandale à venir décelé en consultations pour une toute autre raison !

La Recherche60 millions de consommateursSanté MagazineLa revue du praticien de médecine générale

Par tous les moyens et jusque dans les médias, ils ont essayé de tirer la sonnette d’alarme pour informer le grand public de l’urgence de changer les comportements partout en France. Confrontés à la maladie qu’ils voient défiler sous toutes ses formes à chaque consultation, ils essaient pour le bien des patients de limiter autant que possible leurs prescriptions. Confrontés parfois aux situations abracadabrantesques de malades indélicats espérant obtenir leur « dose de médicaments », ils doivent faire preuve d’autorité ! Pourquoi ils résistent ? Parce qu’ils voient débouler dans leur cabinet médical des couples ou mères seules dont les enfants présentent de plus en plus des signes… de pubertés précoces !

Et chez les femmes comme les hommes… Ainsi, l’âge moyen des premières règles se situait aux alentours de 15 ans dans les années 1850 contre 12,6 ans au début des années 2000 ! Même constat pour le développement anormal de la poitrine ou des testicules chez les garçons. En cause ? La pollution de perturbateurs endocriniens dans l’environnement retrouvée encore dans la viande, les produits laitiers, etc. et qui à terme risque d’avoir des impacts et rapidement dans toute la société :

- sur la sexualité : pour mémoire, les jeunes qui ont connu mai 68 avaient leurs premiers rapports sexuels à 18,5 ans ! Les risques de grossesse très précoces dont on entend parler dans les pays pauvres en guerre, où l’insouciance, les études et l’amour et les études ne peuvent hélas plus être les priorités des jeunes filles et garçons sont donc bien réels en France, d’où l’importance de parler d’avantages des moyens de contraception (préservatifs, pilules…) et de l’avortement (interruption de grossesse dans les structures hospitalières)

- sur la santé : risque d’apparition de pathologies liées de près ou de loin aux organes du système endocrinien comme le diabète (pancréas), de graves risques de malformations congénitales (d’où un suivi médical de près en cas de grossesse, et des examens de dépistage appropriés si besoin de pratiquer des IVG), dépression,  cancers (tumeur au cerveau, thyroïde, surrénales, colon, prostate, testicule, ovaire, utérus, sein),

- sur l’espérance de vie : des hommes et des femmes en recul selon les récentes données de 2015 (-0,4 à la naissance pour les femmes, -0,3 pour les hommes), une hausse de la mortalité étant constaté après 65 ans, peut-être parce que ces excès d’hormones bombardant les organismes accélèrent le processus de vieillissement et donc le risque de disparaître beaucoup plus vite que prévu !

Carte de France

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