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RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE, PEAU QUI NOIRCIT, CA SENT LE ROUSSI ?

15.6.18 – Avant, nous vivions insouciants, surtout le week-end juste en regardant un poulet cru rôtir, de l’autre côté de la porte, dans la chaleur du four. Il ne restait plus qu’à le manger avec des frites dorées, de la salade verte, un peu de ketchup, en rêvant à l’été qui s’annonçait caniculaire (comme en 2003 ?). Bientôt la peau bronzée au bord de la piscine comme celle des gens vivant plus au Sud, voire de l’autre côté de la Méditerranée ! Puis, les scientifiques ont averti les populations partout dans le monde du danger : les températures partout devenaient si insupportables dans certaines régions du globe et le degré d’ensoleillement tel que même la peau des individus réagissaient de différentes manières, allant de l’augmentation du nombre de taches de rousseur à celle des grains de beauté prêts à virer en mélanomes malins, au naevus géant promettant un noircissement inéluctable de l’ensemble du corps, même pour les « blancs » qui préfèreraient vivre en Afrique plutôt qu’en Europe…

Le temps que les gens en arrivent à cette conclusion basique, à laquelle tous seraient arrivés – ceux qui aiment les chiffres un peu plus vite que les autres, facile, il suffisait de suivre l’évolution du nombre de taches de rousseur ou de grains de beauté sur son corps – certains passaient à côté de l’essentiel en devenant… « racistes ». Résultat, tout le monde criait au loup en 1995 avec la montée du Front National et Jean-Marie Le Pen devenait à lui tout seul le symbole d’une population trop occupée à se regarder le nombril pendant que le soleil faisait cuire tout le monde.

Cela dit, on ne pouvait pas l’accuser d’être le seul responsable du réchauffement climatique et Jacques Chirac, massivement élu contre Monsieur Le Pen (qui peut se vanter d’avoir connu des températures moins rafraîchissantes qu’à Paris en Afrique du Nord…), n’a pas su assez prier « le dieu soleil » à lui tout seul aussi pour sauver le peuple de son manque d’adaptation aux changements climatiques. Bilan ? 70 000 morts de la canicule à l’été 2003. Et bêtise humaine, l’augmentation du nombre de « clims » depuis, dans les bagnoles comme les baraques ou les appartements, n’ont fait qu’aggraver l’effet de serre participant activement au réchauffement du climat et accentuer, de surcroît, les écarts de températures entre intérieur et extérieur, impossible à gérer pour les organismes les plus fragiles !

Le bon sens imposait simplement d’arrêter d’installer des climatiseurs, de repenser la façon de bâtir les habitations et les moyens de locomotion, de drastiquement réduire toute activité industrielle rejetant trop de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, de faire comprendre à tous que la planète n’est pas en mesure de supporter les caprices (pour ne pas dire les orgies) technologiques, financiers, de santé ou alimentaires des plus privilégiés des 7 milliards d’individus qui composent la population mondiale. Bref, que chacun, chacune, mesure combien il ou elle a de responsabilités dans ses choix, ses gestes, ses actions, son mode de vie, enfants comme adultes, actifs comme retraités.

Ce qui suppose, il faut oser le dire, de fonder une famille que lorsqu’on est absolument sûr de pouvoir en assumer la charge – payer les études des jeunes coûtent aussi cher que de financer les retraites s’il n’y a plus assez d’actifs pour assurer le train de vie de tous – et explique pourquoi le nombre de célibataires sans enfants, sans doute assumant ce choix très difficile mais responsable a augmenté lui aussi ! Combien de temps la France pourra-t-elle tenir sur un constat économique inquiétant ? Plus il fait chaud, plus l’eau douce se fait rare, plus il y a de pauvreté – chez les femmes surtout, même en Europe – plus le niveau baisse dans les écoles où les classes sont saturés d’année en année : et pas que par des élèves « blancs » buvant du lait comme ils parlent ou écrivent le français… Le réchauffement de la planète fabrique chaque année des réfugiés climatiques à la chaîne pas prêts à crever d’insolation et de soif ou à rôtir dans les déserts, anciens paysages où même les rivières, lacs ou mers fermées ont disparu avec la végétation.

Dans ces zones du globe, même d’anciens « blancs », heureux de s’être installés dans l’hémisphère sud – parfois depuis la fin de la seconde guerre mondiale – ont adopté une langue, une culture, un style vestimentaire s’intégrant si bien aux conditions climatiques et humaines qu’au fil des décennies, le soleil a noirci leur peau, leurs poils et leurs cheveux que les fortes températures ont fait tourbillonné comme un fer à friser ! Naturellement, les blancs sont devenus noirs et avec le temps, ont peut-être oublié le français devenu approximatif mais suffisant pour se faire comprendre là où ils vivaient… Ce qui complique la situation de ces migrants réclamant le retour dans un pays pouvant effectivement être le leur, à l’origine mais où ils ne parlent plus correctement le français, même s’il y fait plus frais et qu’il reste encore assez d’eau potable pour croire qu’une nouvelle vie est possible.

Problème, l’accès aux papiers d’identité ou au travail quand on ne sait plus parler, lire ou écrire une langue, la surpopulation dans des villes sous tension… sans même évoquer des connaissances de bases sur la sexualité : pas la castration chimique comme elle a déjà été appliquée sur les chiens, les chats, les espèces animales invasives dans la nature ou les délinquants en prison, simplement les méthodes de contraception simples et l’accès pour les femmes à l’avortement dans des services hospitaliers sûrs et non en grève en raison du personnel soignant dépassé d’être déjà en permanence au chevet de malades âgés qui ne le sont pas vraiment, malades. Le risque est d’observer bientôt en France une augmentation des cas de mortalité des mères en fin de grossesse, le jour de l’accouchement et du nombre d’orphelins venant grossir celui des enfants dans les écoles avant de les quitter, désorientés, pour mourir de désespoir, français « blancs » tout bronzés voire tout noirs mais perdus dans les rues pour y mourir dans la délinquance à l’adolescence…

Pourtant, on ne pourra pas dire qu’on ignorait que la Terre se réchauffait – nos taches de rousseur, nos grains de beauté qui augmentent en nombre ou en taille, 2003, la canicule, l’augmentation du nombre de piscines loin des côtes, l’appel régulier de la communauté scientifique (encore une tribune de 15 000 chercheurs publiée en fanfare en novembre 2017, les COP… 20, 21, etc.) – la fonte du permafrost au Groenland, en Alaska, au Canada et dans l’ex-Union Soviétique, et même du Mont Blanc depuis une quinzaine d’années, les inondations à répétitions, mai, on n’en peut déjà plus en France des orages, des averses qui noient les récoltes, des routes inondées parce que trop bétonnées, des maisons en zones inondables ou en bordure de mer qui se cassent la figure comme les habitants dans leurs bottes de pluie.

Et moi, journaliste scientifique à la peau bronzée et au grain de beauté marqué sur ma joue droite, je suis comme vous devant la télévision, chers lecteurs. Je pleure de l’état du monde, du réchauffement de la planète par au-dessus – le soleil qui brûle – par en-dessous – les volcans qui « pètent le feu », le Kilauea n’étant pas seul à faire trembler dangereusement la terre et à réchauffer l’atmosphère -. Et je pleure encore plus de l’intérieur, malgré les fortes pluies qui ont rafraîchi l’hexagone, depuis jeudi matin, 9h, quand j’ai croisé une brave dame que j’aime beaucoup et que je n’avais plus vue depuis longtemps : peut-être aussi parce qu’elle avait perdu son seul fils devenu grand, en couple avec une femme sans enfant, disparu à l’âge de 32 ans, emporté par un mélanome en trois mois à peine ! Malgré une immunothérapie probablement de choc à l’hôpital qui aurait pourtant dû le sauver d’avoir eu le malheur de porter un banal mais devenu « moche » grain de beauté… La faute à qui ?

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