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Pour ceux qui détestent les maths

Des livres et des mathsJe ne suis pas Monsieur Villani, star des mathématiques – cas extrêmement rare ! – directeur de l’Institut Henri-Poincaré spécialiste en problèmes de physique statistique (et maintenant député du mouvement La République en marche…). Ce que je peux dire, moi modeste journaliste scientifique, c’est que les maths sont aux littéraires ce que les livres sont aux « matheux » : une véritable torture ! Pour mesdames surtout, c’est particulièrement ennuyeux de se farcir la résolution d’équations à tout un tas d’inconnu(e)s, même si elles sont sexy… Quoiqu’il en soit, lorsqu’une civilisation tombe en ruines, elle s’écroule encore plus vite avec la disparition des « intellos » de toutes natures, alors faut-il torturer les moins motivé(e)s pour en conserver des restes ? A vous de voir…

 Les maths sont aux littéraires ce que les livres sont aux « matheux »

Centre_de_Mathématiques_Appliquées_de_l'Ecole_polytechnique

Centre de Mathématiques Appliquées de l’Ecole Polytechnique – Info en plus pour les épuisés des expériences scientifiques stupides : LA CRAIE (carbonate de calcium = roche poreuse riche en fossiles de micro-organismes) NE SE MANGE PAS !

Les filles n’aiment pas les maths. Enfin, c’est ce qu’on raconte… Et si la réalité était un peu plus complexe ? Une psychologue fait le point sur un aspect de la question. Qui n’a jamais vu une camarade de classe traîner les pieds en allant au cours de maths et se plaindre de la difficulté de cette matière ? Eh oui, longtemps, on a pensé que les maths, ce n’était pas vraiment une affaire de filles. D’ailleurs alors, on n’en voyait guère dans les filières scientifiques. Et puis, lentement mais sûrement, les choses ont commencé à évoluer. On les a même poussées en masse à oser s’inscrire dans de telles classes au début des années 1990 !

TI-30 Stat (1989)

Ma calculatrice des année 1990. Aussi la vôtre peut-être ?

« Nous savons depuis longtemps maintenant que les filles sont aussi douées que les garçons lorsqu’elles passent des tests de mathématiques et de science » reconnaît P. Davis-Kean, psychologue à l’Université du Michigan aux Etats-Unis. Alors quoi, ce n’est donc pas une question d’incapacité du cerveau féminin, cette aversion pour les maths ? Non, et malgré cela, ces demoiselles sont encore en sous-effectif dans toutes les professions liées aux sciences, à la technologie et aux mathématiques.

« C’est comme si la femme disait ‘Oui, je peux, mais je n’en ai pas envie’ » souligne la psychologue américaine. Lors d’un colloque sur son campus, elle a présenté une étude réalisée avec d’autres collègues (dont Jacquelynne Eccles) sur l’influence qu’ont les parents dans cet amour ou ce désamour pour les maths. Plus de 800 enfants et leur entourage ont ainsi été suivis de près entre 1987 et 2000. Résultat, les parents investissent du temps et de l’argent pour offrir des jouets et des loisirs à caractère technique ou scientifique aux petits garçons, bien plus qu’aux fillettes comme si tout cela ne les concernait pas.

Des livres (pas épais) et des maths (pas ennuyeuses) ?

Il faut un peu de tout pour faire un monde, mais sans trop exagérer !

En clair, l’étude montre bien qu’ils sont au cœur du choix de leurs enfants, et tout particulièrement le père précise P. Davis-Kean. Il joue là un autre rôle essentiel pour sa fille, ce qui est fait dans l’enfance se reportant plus tard dans le choix de la carrière professionnelle. Bien sûr, les choses sont déjà en train de changer et les filles, dans les études secondaires, n’ont plus peur d’affronter les maths. Il n’est jamais trop tard pour bien faire car les filières scientifiques universitaires (maths et physique en particulier), elles, souffrent toujours d’un manque d’étudiants, garçons et filles confondus…

Article publié en 2007

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