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La Parenthèse Inattendue

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Une baleine suspendue dans le ciel ? A l’évidence pour l’écrivain. La Parenthèse Inattendue est un petit bijou de la télévision française. Mercredi dernier, Frédéric Lopez recevait Francis Perrin, Liane Foly et Bernard Werber dont la vie a tout d’un roman !

Pas plus que le vendredi, tout n’est pas permis le mercredi. Cependant, il est autorisé – et même conseillé – de regarder l’émission de Frédéric Lopez à 22h20 sur France 2. Bol d’air, convivialité, simplicité, l’animateur reprend les ingrédients de la recette du bonheur qui fonctionne également à merveille à l’écran.

Comme le feraient de vrais amis dans la chaleur d’un foyer de campagne, ses invités se confient. Ils racontent : les épreuves, les échecs, les succès, la passion qui les animent et ces hasards inattendus qui jalonnent le destin de tout un chacun, le faisant basculer d’un côté ou de l’autre.

Le dessin et l’écriture pour refuge

La semaine dernière, l’auteur et comédien Francis Perrin, la chanteuse Liane Foly interprète de l’inoubliable Rêve Orange, Bernard Werber l’écrivain féru de science partageaient leurs souvenirs, leurs pistes de réflexion sur le sens de la vie et l’avenir. On découvrait ainsi le parcours atypique de celui qui a embarqué des millions de lecteurs dans ses récits scientifiques.

Rêve Orange 

A quoi rêvait-il, petit ? Il l’avoue : « je n’ai pas bien compris le monde dans lequel j’avais débarqué… », décrivant un besoin vital de s’enfuir « dans l’imaginaire parce qu’il n’arrivait plus à gérer le réel ». Son premier refuge fut l’art, les couleurs, le dessin étant une manière de représenter « un monde meilleur ». Le second ? L’écriture.

L’Ile Mystérieuse

L'île Mystérieuse - Jules Verne

A 8 ans, il rédige Souvenir d’une puce, l’histoire d’un insecte qui, passant sur tout le corps humain, des pieds à la tête, témoigne de ce qu’il voit ! Prémonitoire ? Adolescent, à la vie en communauté de la colonie, il préfère de loin les vacances en famille et la sérénité apportée par la nature. Il s’intéresse alors aux fourmis, seuls animaux à ne pas se préoccuper de sa présence pendant qu’il les observe.

Les livres – sa troisième source d’évasion – le transportent « ailleurs » au moins le temps de la lecture : dans l’univers d’Edgar Poe, en plongée avec Jules Verne (et son Nemo de Vingt mille lieues sous les mers à l’Ile Mystérieuse). A 15 ans, il lance le journal du lycée, forme de libération l’aidant à ne plus subir le monde. Parallèlement à ses obligations en fac de droit, il prend le gauche en se lançant dans l’écriture de son premier roman au rythme de quatre heures par jour. Puis, il fait une école de journalisme.

Premier ouvrage : 100 versions, 12 ans de travail, 40 refus d’éditeurs…

Les fourmis (Bernard Werber)Remportant un prix, le voilà parti en Côte d’Ivoire grâce à son idée de reportage sur les fourmis carnivores d’Afrique (Magnan). Journaliste scientifique au Nouvel Observateur, il achève son livre en s’inspirant de fourmis grouillantes de vie dans un aquarium à poissons installés chez lui. Après 12 ans d’efforts, l’écriture de cent versions différentes et la réception de 40 réponses négatives, il signe enfin un contrat avec une maison d’édition digne de ce nom !

Témoignage fort qui a de quoi donner espoir à tous ceux qui rêvent de devenir écrivains et aux nombreux déçus de l’édition à compte d’auteur (à ne pas confondre avec l’auto-édition), où la quête perpétuelle de clients l’emporte forcément sur celle de talents et où il est plus question d’impression que d’édition. Quant à sa belle réussite, Bernard Werber reste modeste. « Je n’ai jamais voulu réussir, j’ai voulu être édité… J’avais un œuf à pondre, j’ai mis 12 ans à faire la couvaison » confie-t-il avec humour. Après son éditeur, c’est Bernard Rapp, se disant d’abord repoussé par la couverture qui s’emballe pour la profondeur de l’ouvrage, le relit deux fois pour en saisir toutes les subtilités cachées et invite l’auteur sur le plateau de son émission.

Pas un livre sur les insectes, mais sur les humains !

Et si c'était vrai (Marc Levy)

Pourtant, en lisant les critiques, l’auteur, désolé, a le sentiment que « personne n’a compris le livre ». Il sent la nécessité d’écrire Le jour des fourmis « sorte de mode d’emploi du précédent ouvrage pour montrer que celui-ci est une réflexion philosophique sur l’être humain » explique-t-il. Le retentissement de l’ouvrage en question entraîne en cascade le même effet sur le précédent et les suivants. Autres scoops ? Cet adepte du yoga et tai chi fait passer des messages personnels dans ses livres (sur son blog également ?).

Enfin, il a vécu une incroyable relation avec une lectrice qui, le jour de son anniversaire, surgit dans son existence en quelques mots : « je suis votre cadeau ! ». « Le plus beau cadeau qu’elle m’ait donné n’est pas son corps, mais sa spiritualité… » confie l’énigmatique auteur. Une histoire d’amour digne d’avoir été écrite par l’as en la matière ? Ce soir au programme, comme par magie : Marie-Christine Barrault, Matt Pokora et ? Marc Levy, auteur de Et si c’était vrai… La parenthèse inattendue.

La Parenthèse Inattendue

Vidéo du nouvel ouvrage de Marc Levy : Un sentiment plus fort que la peur

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