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Les pouvoirs de l’esprit

1P0311564Pourtant étudié sous toutes les coutures, aucune technique d’imagerie médicale aussi perfectionnée soit-elle n’est parvenue à déceler tous les secrets du cerveau. Siège de l’intelligence et de l’esprit, il conserve donc une grosse part de mystère pour la science. « Go » avec quelques exemples… désarçonnants !

 

L’espoir fait vivre… et mieux apparemment. Preuve scientifique est faite : la religion a une influence positive sur la santé ! Les esprits qui ‘croient’, remplis d’optimisme, souffriraient moins du stress !

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Deux mots d’anatomie

Profil os muscles cerveauL’encéphale comporte l’hypothalamus – centre nerveux de la vie végétative (faim, soif, sommeil, etc.) et des émotions -, l’hypophyse (glande endocrine qui régule les organes spécialisés dans la sécrétion d’hormones : ovaires, surrénales, thyroïde, etc.) d’ailleurs reliée à l’hypothalamus, et le cerveau proprement dit.

Celui-ci se divise en plusieurs parties. A sa base, on trouve le tronc cérébral (bulbe rachidien, mésencéphale, protubérance annulaire) impliqué dans les fonctions involontaires comme le rythme cardiaque ou la respiration, et plus en arrière, le cervelet qui contrôle la coordination des mouvements et l’équilibre.

La plus grande partie du cerveau est composée des deux hémisphères cérébraux (leur surface est appelé cortex), eux-mêmes réparties en quatre régions : en avant, le lobe frontal responsable des mouvements volontaires, du raisonnement et de la mémoire, le lobe pariétal impliqué dans le sens du toucher et l’orientation dans l’espace, le lobe temporal – centre de l’audition et l’olfaction - et, plus en arrière enfin, le lobe occipital, centre de la vision.

 

100 milliards, pas moins. C’est le nombre de neurones qui permettent au cerveau de contrôler l’ensemble de l’organisme. Avec tout ça, et d’une facilité déconcertante, sans même y réfléchir, nous exécutons une multitude de tâches simultanées : manger, voir, entendre, sentir, respirer, penser, etc. Un premier ‘miracle’ de la biologie que l’on explique plutôt bien, ce qui n’est pas le cas de l’effet placebo constaté depuis longtemps dans les essais cliniques

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Autosuggestion

Avant de mettre un nouveau médicament sur le marché, il est nécessaire de le tester. Au stade final d’une étude pharmacologique, le test est réalisé sur les humains. On constitue donc deux groupes de volontaires, tous reçoivent le même comprimé. Le même ? Non, pas tout à fait en réalité, mais ça, les patients l’ignorent.

Même forme, même couleur, même taille, la seule différence tient dans le contenu, le comprimé du premier groupe ne contient que du sucre et celui du second est le médicament à tester. Ce dernier comporte le principe actif destiné à soigner le malade en agissant sur une cible biologique. Quant au sucre ?

Evidemment, lui est sensé n’avoir aucun effet. Et pourtant, comment expliquer que 10 à 90% – autant ? oui car ce chiffre varie en fonction des pathologies et des protocoles expérimentaux – des individus du premier groupe guérissent ou notent une diminution de leurs douleurs sans avoir bénéficier du médicament ? Magique peut-être ? Non, mais bien mal compris.

Il s’agit d’autosuggestion. Le pouvoir de l’esprit est tel que la santé du patient s’améliore. Cet effet placebo est fréquent dans les troubles fonctionnels (ulcère, hypertension, toux, dépression, etc.) et active des zones cérébrales particulières comme ont pu l’observer les chercheurs par imagerie médicale TEP (tomographie par émission de positons) pour la première fois en août 2001. Pour autant, on ne connaît toujours pas les mécanismes de cet étrange phénomène…

Un bon fou rire vaut un bon bifteck dit le proverbe. C’est aussi un excellent anti-stress qui stimule les défenses immunitaires, favorise la digestion et la libération d’endorphines. Encore une astuce du cerveau pour nous donner la pêche !

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Fantômes

P2003114Autre tour joué par le cerveau et décrit dés le XVIe siècle par le chirurgien français Ambroise Paré : éprouver des sensations sur une partie du corps qui n’existe plus. On parle de douleur du membre fantôme. Un ‘classique’ chez les personnes qui ont subi l’amputation d’un bras ou d’une jambe… Elles continuent à ressentir le membre absent, cette sensation se traduisant notamment par des douleurs aiguës (brûlures, fourmillements, piqûres).

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Là aussi, le cas n’est pas parfaitement élucidé et il n’existe pas de traitements spécifiques mais uniquement des pistes thérapeutiques. L’une d’entre elles, étonnante et expérimentée en 2003 par une équipe du CNRS, démontre bien que le cerveau est le centre du problème. L’étude portait sur 3 personnes non amputées mais souffrant toutes de la douleur fantôme sur une main ou un bras paralysé.

Le but était de gruger le cerveau ! En quoi cela consistait ? A associer en un entraînement de 2 mois des ‘mouvements volontaires’ du membre lésé à des mouvements préenregistrés du membre sain (effet miroir obtenu par inversion droite-gauche grâce à un montage vidéo et un logiciel).

Avant l’expérience, les mouvements fantômes du côté lésé activaient une région voisine du cortex moteur mais pas le cortex moteur lui-même (contrairement au côté sain). Après l’entraînement, 2 des 3 patients présentaient une réactivation de l’aire motrice correspondante et surtout, une forte diminution de la douleur fantôme. Incroyable, non ?

Combinaison de l'espace

Après tout cela, difficile de nier l’évidence : le cerveau a un potentiel qui dépasse notre imagination. C’est même lui qui fait la pluie et le beau temps sur notre existence. Le fait de voir la vie en rose trouve en partie son origine au cœur des neurones, comme celui de tout voir en noir d’ailleurs…

Le bonheur dans les neurones

Fini le temps où l’on collait la déprime et les grosses baisses de moral sur le dos du manque de volonté et d’optimisme, on sait désormais aujourd’hui avec certitude que la dépression, les TOC ou les phobies sont l’expression d’un problème concret (taux de neurotransmetteurs trop faibles, structures cérébrales atrophiées ou hypertrophiées) au niveau du cerveau.

Dés lors, il devient plus facile de traiter ces patients qui – il faut bien le reconnaître – tombent plus facilement malades et présentent une espérance de vie moins grande que les autres si on ne les tire pas de ce mauvais pas.

Alors oui, on peut le dire, croquer la vie à pleines dents, c’est une chance qui s’entretient… Cerveau heureux, bonheur radieux !

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