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LES ABEILLES DE LA GRANDE MOTTE

A La Grande Motte, on y vient pour les vacances et la mer… Tout le monde sait ça. Quant à la ville, elle est jugée par les touristes trop bétonnée, toute blanche. On n’imagine pas un insecte trouver sa place dans l’architecture de pierre de la cité des pyramides, sauf s’il est considéré comme nuisible. Quelle erreur !

Nuisible, incompatible avec la coexistence des êtres humains et de leurs compagnons à quatre pattes sur les lieux ? Il y a le moustique (tigre aussi) qui « dévore » le sang des touristes, la chenille processionnaire qui ne devrait pas piquer de ses soies (et devient un joli papillon). En été, c’est au tour de la cigale, dont le mâle chante l’urgence de trouver son amoureuse pour se reproduire au plus vite dans les arbres…

Certains le disent casse-pieds – peut-être casse-noisettes préciseraient les écureuils roux – à force d’entendre Monsieur Cigale, alors il finit par se taire pour les soulager tous. On aime, ou on n’aime pas ces concerts intermittents du matin au soir dans la chaleur de l’été et d’un pin à l’autre. Les pommes en tombent sans nous révéler un secret bien gardé : les vibrations du chant des cigales contribuent-elles à les faire descendre du sommet des arbres à la bonne saison sur des sols tapis d’aiguilles des pins ? Vaste question qui présente l’avantage de révéler aux futurs touristes de La Grande Motte qu’il y a aussi des sols tapis d’herbes fraîches, mais pas sous les pins, au soleil dans des zones un peu arrosées par les pluies abondantes de ce long hiver…

Et c’est tant mieux ! Parce que les fleurs sauvages qui ont échappé aux tondeuses hystériques des intérimaires des espaces verts ont pu reprendre un peu leur droit. Comme celles, moins rustiques et plus grandes et colorées plantées par les mains agiles des jardiniers de la commune sur les zones aménagées. Il faut donc se pencher un peu pour apercevoir sur le port, près de la mairie, autour du golf, des plages ou des immeubles l’insoupçonnable, des larme à l’oeil d’émotion : d’adorables petites abeilles en train de butiner gentiment, dans un « buzz » parfois à peine couvert par celui d’un beau bourdon de passage. Car oui, ça « buzz » et ça « bourdonne » aussi dans la ville de béton blanc du Général de Gaulle, construite sur les bords de Méditerranée où le bonheur se trouve dans les forêts du littoral et les prés qui font de la résistance, comme les abeilles qui font du miel…

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