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L’inspiration vient en plongeant !

Mais où donc les designers automobiles vont-ils pêcher toutes leurs idées ? Réponse, là où vous-même allez chercher des moments d’évasion et d’aventures : dans le milieu marin. Quand la nature vient en aide à DaimlerChrysler, le résultat est une drôle de voiture à l’allure qui ne vous sera certainement pas étrangère…

Comme vous donc, les experts de DaimlerChrysler assistés de spécialistes en bionique, ont plongé. Une seule idée en tête : concevoir la voiture de demain, écologique, économique, sécuritaire et aérodynamique. A la recherche du poisson ou du mammifère marin ‘idéal’, ils ont pourtant écarté cétacés, squales ou barracudas et n’ont gardé que cette étrange créature farouche et un peu gauche que l’on rencontre dans les récifs coralliens du Pacifique : le poisson-coffre jaune (Ostracion cubicus). Bien sûr, celui-ci doit son nom à sa forme cubique si particulière et peu commune dans la nature. A y regarder de plus près, leur choix est plutôt inattendu.

Possédant de minuscules nageoires en comparaison à son corps massif, l’animal n’est pas très rapide. On pourrait même penser qu’il est fragile et rencontre des difficultés à se mouvoir dans le relief accidenté corallien… Que nenni nous assure-t-on chez DaimlerChrysler ! Les biologistes sont là pour le confirmer : les structures osseuses hexagonales de son corps régies par le principe de force maximale pour un poids minimal lui assurent une bonne rigidité pour résister aux chocs et aux fortes pressions. Par ailleurs, ses petites nageoires constituent justement un atout en terme de manoeuvrabilité. Bref, chez le poisson-coffre, rien de superflu, chaque partie de son anatomie est utilisée de façon à ce qu’il consomme le moins d’énergie possible dans ses déplacements. 

Le constructeur automobile n’a eu qu’à suivre les conseils de Dame Nature qui, il faut bien le dire, a des millions d’années d’expérience derrière elle dans le domaine de l’évolution… Quelques observations, simulations informatiques, réalisations de maquettes, et tests en soufflerie plus tard, voici donc la fameuse voiture bionique Mercedes-Benz, à trois portes, dont la teinte jaune métallisée rappelle étrangement la couleur du poisson-coffre. A la fois spacieuse, plus solide, et en même temps plus légère, elle consomme moins d’énergie (jusqu’à 20%) que celles de séries comparables. Son moteur diesel à quatre cylindres consomme 4,3 litres de carburant aux 100 kilomètres.

Et pour la petite histoire, sachez qu’elle est en plus dotée de la nouvelle technologie SCR (Réduction Catalytique Sélective) destinée à réduire de 80% les émissions polluantes d’oxyde de nitrogène. Une voiture résolument écologique donc. Et la preuve que les clés du succès technologiques se trouvent aussi sous nos yeux de plongeurs ! Pensez-y la prochaine fois que vous verrez passer devant vous des nuées de poissons aux formes et aux couleurs incroyables : dans ce monde, rien n’est jamais fait au hasard…

Caroline Lepage (article publié dans Plongée Magazine)

Focus C’est quoi la bionique ?

La nature fait souvent bien les choses. A chaque problème, elle trouve une solution de forme ou de matière visant par exemple à optimiser les mouvements des animaux. Voilà pourquoi les dauphins avec leur peau lisse et les requins avec leur silhouette profilée filent aussi vite dans l’eau. De quoi donner des idées aux créateurs de combinaisons de plongée, aux concepteurs de sous-marins et même aux ingénieurs d’Airbus qui ont copié la rugosité de la peau des requins pour inventer un revêtement spécial destiné aux ailes d’avions ! La bionique est donc une science qui vise à appliquer les ingénieux stratagèmes de la nature à la technologie humaine, en somme une source d’inspiration sans fin. Sa démarche est toujours la même : observer, analyser, modéliser puis appliquer. Le terme a été inventé en 1958 par un officier de l’armée de l’air américaine. Mais Léonard de Vinci l’utilisait déjà lorsqu’il essayait de mettre au point des machines volantes à partir du vol des chauves-souris, l’étude desquelles a d’ailleurs permis plus tard l’invention du sonar, si utile dans le secteur maritime.

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