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DES JOURNALISTES CHEZ LES GENDARMES

« Le moins souvent possible » espèrent à tort ou à raison les gens qui attendent plus de vérité et de justice dans leur pays. Oui, les journalistes se retrouvent parfois au commissariat de police ou à la gendarmerie dans le cadre de l’exercice de leur métier ou pour porter plainte (agression, harcèlement, vol, etc.). Bons pour la démocratie, les journalistes, les policiers et les gendarmes sont des citoyens comme les autres…

Exemple avec le cas récent de Nicolas Hulot, actuel « ministre de la transition écologique et solidaire » qui a aussi presque été candidat à l’élection présidentielle remportée par Nicolas Sarkozy en 2007… Il fut un temps pas si lointain que seuls les Alzheimer ont pu oublier – ou que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître parce qu’ils n’étaient tout simplement pas nés – Nicolas Hulot était journaliste.

Banga !

Grand reporter-photographe, en effet, ce même Nicolas Hulot qui aurait été visé par une plainte pour viol classée sans suite en 2008 et rumeur de harcèlement sexuel à l’encontre d’une ex-collaboratrice de la Fondation Hulot d’antan ! Scandale étalé sur la place publique – dans la presse – en février 2018 et qui aurait poussé l’ancien journaliste à se rendre à son tour chez les gendarmes pour porter plainte contre un nouveau magazine Ebdo (sans H pour faire moderne, style SMS 2018, l’orthographe n’étant plus si essentiel ?) qui a secoué la rumeur, remuant au passage le couteau dans la plaie des violences sexuelles faites aux femmes ou aux hommes, et a fermé depuis…

            

L’honnête trajectoire de Nicolas Hulot reporter-photographe, de guerres et catastrophes naturelles aussi, a dévié dans les années 1980, probablement parce qu’il en avait l’envie et l’entourage « Ushuaïen » aussi… Et dans cet environnement mondial en souffrances dont il devenait très urgent de montrer les restes de beautés et l’ampleur des blessures, l’homme est donc devenu entre autres « animateur télé ». Rien de péjoratif dans l’usage de l’appellation « animateur télé » pour un ancien journaliste-reporter… Quoi que ? Une pointe de condescendance peut-être ou juste une désagréable impression qui remonte à loin, impossible à dire d’où ?

Animateur télé, c’est un peu comme artiste peintre, rappeur ou journaliste pigiste, écrivain, « pas un vrai métier » dans l’esprit de quelques-uns, quelques-unes obtuses, peut-être salariés en CDI à un poste bien payé, mais toujours au même salaire ou presque 10 ans plus tard et dans lequel ils et elles s’ennuient d’année en année en attendant impatiemment la retraite parce que ces gens ne se sentent pas à leur place ?

Eux ne prennent même pas le temps de déjeuner avant d’aller au travail et vous regardent d’un œil de travers lorsque vous reconnaissez, vous, avaler chaque matin deux tartines « tartinées de pâte à tartiner » au chocolat et à la noisette pour accompagner un bon café et un jus de fruit frais (ou à base de concentré et d’eau, ça reste toujours plus écolo’ que de faire crever des arbres fruitiers sous les pesticides ou de puiser dans les réserves d’eau quand la saison exige justement de faire des économies. Banga ! Et quand les fruits sont moches, invendables en grandes surfaces mais pas pourris, pressés, les voici concentrés…).

Journalistes, rappeurs, dealeurs, gendarmes ? Etat des lieux

Changeons d’état d’esprit il est temps, à propos aussi de ces professions trop mal perçues par une partie seulement de la population. Professions comme – attention, clichés et racisme ? – journalistes, flics ou pompiers caillassés dans les cités par des jeunes noirs ou blancs, blancs ou noirs, bronzés quoi, qui ont en réalité l’intention d’… aider. Comment ça, non ? Mais si, mais si ! « Ecoutez, nous, on vous le dit. On vous le montre même » semblent dire cette jeunesse de la périphérie des villes. Comme vous ne pouvez pas être au four et au moulin, nous, « on va faire le pain » [NDLR : écoutez Soprano qui ne chante pas que pour les ados comme avant lui Michael Jackson, I am, MC Solaar, Joey Star ou Sexion d’Assaut et Maître Gims, Kerry James avec la nouvelle génération] !

En clair, « faites votre boulot », nous le nôtre, même si on aurait parfois préférer porter fièrement l’uniforme qu’être catalogués « délinquants » parce que pas blancs de peau, « bronzés », noirs, madame ! On ne tient pas à dealer jusqu’à en mourir précocement et on veut vivre dans des quartiers où la sécurité est assurée. Voilà, ils sont bronzés ou noirs, et sympas les jeunes des quartiers… Si sympas que les « racailles » ne savent plus comment faire – en larmes, en « musique nègre » ou en slam, en poésie ? – pour demander à l’état de restaurer l’autorité et de rétablir le service militaire au moins quelques mois et pour tous, garçons et filles, à leur majorité ou avant si ça permet de sauver les exclus du système scolaire et des formations professionnelles.

Du coup, en attendant mieux, ils lancent parfois des cailloux comme les auraient semés les petits poucets dans la forêt décidés à retrouver leur chemin… Et comme moi qui suis journaliste, ainsi que mes confrères et consoeurs pas si cons, la preuve, ils continuent de se rendre caméra sur l’épaule et micro en mains dans les quartiers chauds de ces « cités d’or », j’ose ici me faire la porte-parole de ceux et celles qui veulent enfin avoir gagner la guerre contre la violence, vivre dans un pays en paix. Oui, il faut des gens pour assurer l’ordre sur tout le territoire, des jeunes et moins jeunes, engagés dans ce seul et unique but : la paix.

Dealer pour calmer les âmes tourmentées quand on a eu le malheur de naître au mauvais endroit ? Ils ont essayé, ça leur donnait au moins l’occasion de causer, de libérer provisoirement la parole, même dans le murmure… Mais ils ont pu s’en rendre compte, les « clients » ne se calment pas. Ils continuent de souffrir physiquement et psychologiquement, alors ils réclament toujours plus de drogues ou de nouvelles ! Et ils oublient tout…

Changement de stratégie, pas le choix, il faut plus de fermeté : soit en vendre de plus dures qui font disparaître provisoirement les blessures invisibles (encore plus douloureuses au réveil), soit légaliser au plus vite le cannabis ? Afin que ces « psys et médecins pharmaciens » sans diplôme des quartiers puissent passer à autre chose, changer de job parce qu’ils en ont le droit, l’envie et qu’ils veulent débarrasser leurs « patients » de toutes ces merdes chimiques leur bousillant l’existence… Débat de société qui pourrait avoir lieu dans la rue, dans un supermarché, sur un plateau de télé ou même à la pharmacie !

Les « trucs » des quartiers pour oublier la guerre sans faire la paix

Avant de m’engager dans une formation professionnelle de journaliste scientifique – rare à l’époque à l’université, quatre ans après un bac général – spécialité complémentaire à l’instar de celle dite politique ou économique sur un parcours de journalistes généralistes, comme les médecins le sont avant, s’ils le souhaitent, de s’orienter en ophtalmologie, psychiatrie, nutrition, etc. j’étais aller en fac de sciences, en commençant ce chemin universitaire en première année de médecine en 1995, comme plus de 450 étudiants…

Au bout de ce chemin de croix d’une année en amphithéâtre bondé, avec la perspective du redoublement sur l’exigeant concours ? En cas de réussite, une formation d’au moins 6 ans d’études à seulement 60 futurs médecins et 9 futurs dentistes : l’entrée dans le vif du sujet, les pathologies, ces vilaines maladies ou accidents de parcours qui affaiblissent les êtres humains, parfois les handicapent et comment, avec quels médicaments, quels mots, soulager, soigner et enfin guérir ? Parce que le centre médical et l’hôpital ne sont pas des mouroirs…

Première année de médecine, peu « d’élus de bonnes familles » dans cette jungle de jeunes

Résultats, j’ai beaucoup bossé au cours de cette première année de médecine qui abordait le corps dans tout ce qu’il a de normal à la base, mais probablement pas assez puisque j’ai été « reçue-collée ». Termes désignant ces étudiants qui décrochent une honnête moyenne mais pas le droit de poursuivre en seconde année d’études médicales puis de passer leur vie à sauver les bébés, les adultes et les vieux… Que faire après avoir décrocher plus de 10/20 à un examen aussi difficile et passer deux années enfermée pour « rien » avec tant de monde dans un grand amphithéâtre ? Une dépression et tout arrêter, le bec dans l’eau ?

Bah, c’est qu’à y passer deux fois dans la plupart des cas pour la décrocher, cette note moyenne, l’amour propre en prend un coup… Redoubler pour la première fois, même si cet « échec » remet les pendules à l’heure sans trop de douleurs – au moins, on le fait avec ses amis du même âge sans être bêtement séparés – sauf pour les « surdoués » que des adultes ont décidé de faire sauter dans la petite enfance une, deux ou trois classes, les fous – bonjour l’angoisse !

Bref, moi, en sortant de fac de médecine, pas en tant que médecin légiste mais la mort dans l’âme – je l’avais aussi regardée en face la mort, en TP d’anatomie, affrontant sans trop broncher l’épreuve des cadavres, entiers ou découpés en morceaux… Fan du jeu Cluedo dans les années 1980, l’idée a effleuré mon esprit…

Et si je devenais gendarme ou si j’entrais dans la police scientifique ?

L’idée ne m’a pas quitté en fac de science où les options venaient me tenter en cours de biologie cellulaire, génétique, physiologie, etc. ou lors des manipulations de marquages cellulaires par les techniques de fluorescence, les dissections non de corps humains mais animaux (point d’écureuils ou de dauphins, des grenouilles, des souris et des rats), les élevages d’insectes… Si vous saviez ce que l’étude de la présence de bestioles sur le site d’un crime potentiel – parfois sans cadavre ! – peut révéler aux enquêteurs !

Gendarmerie ou police scientifique, je me sentais attirée, très, mais pas trop par le flingue, ou plus par le stylo et la machine à écrire, ou juste par le tir à l’arc s’il fallait porter une arme. Mais nous ne sommes plus au temps de Robin des bois… Et je préférais la mer, le sable, je me voyais déjà obtenir un poste dans l’océanographie, l’archéologie ou rêve absolu, dans l’écriture. J’ai bifurqué, plongeant à corps perdu dans le journalisme scientifique. Jusqu’au jour où j’ai dû me rendre à la gendarmerie au début des années 2000 pour signaler le vol de mon tout premier véhicule, un cadeau de mes parents, la sobre 309 Peugeot blanche familiale, que l’on n’a jamais retrouvée…

Mais que fait la police ? Je ne suis pas allée porter plainte, plus tard, lorsque cette fois-ci, mon vélo bleu marine tout neuf a été volé à son tour, mais j’ai beaucoup pleuré ! Je me l’étais payé avec l’argent de mon travail (de journaliste). Enfin, j’ai fini par revenir à la gendarmerie pour la seconde fois de mon existence en 2014. Motif, harcèlement probablement lié à mon métier ! Rebelote en septembre 2017, plainte : transformé en épave, mon véhicule actuel acheté à mon frère, méchamment privé de ses rétroviseurs en janvier 2018 puis « peinturluré » en noir probablement par des « artistes en herbe » anonymes voulant me témoigner leur soutien, et que ça se voit ? Stop, maintenant, ça se voit, la violence faite à la femme !

Dégradation de véhicule ? Souriez, vous êtes filmés

Et quand on veut la dénoncer, on achète les matériaux bruts et si on en a le courage, la patience et le talent, on ose se lancer dans la création d’une œuvre à laquelle on donne un nom : puisque je suis une journaliste qui lutte contre une certaine forme d’injustice avec une arme modeste – l’écriture ! – et que je ne peux plus conduire (alors que j’ai passé le permis auto, même les permis bateau, côtier et hauturier), je continue d’espérer que l’on trouve le ou la coupable de ce crime odieux contre la liberté de circuler des femmes, peut-être aussi contre la liberté d’expression des citoyens, contre la liberté de la presse en France donc contre la démocratie ?

Etrangement, je me suis mise en marche (à pieds !) et sentie aussitôt à l’aise en janvier 2018 à la gendarmerie, comme si j’y étais à ma place… Je râlais tout de même sur la lenteur de l’enquête. Il est temps de connaître les « auteurs » de ces actes criminels qui n’ont pas été filmés de nuit, à moins que ma voiture de journaliste et moi soyons filmés par des caméras de surveillance ? Réponse : « non, il y a une surveillance de certaines rues mais pas de votre quartier ». En résumé et en caricaturant à peine : « la surveillance par caméra, c’est comme le bracelet électronique, c’est pas automatique »… Je me calmais sans oublier le respect que l’on doit aux gendarmes : je me trouvais dans un établissement de l’armée en fin de compte, sauf que les hommes et les femmes n’y sont pas vêtus d’un vert de camouflage rappelant le kaki très naturel des arbres, du feuillage, etc. mais d’un bleu ciel et bleu marine.

Bref, certains murmurent que les journalistes sont des auteurs ratés, c’est faux. Mais on ne dit rien sur les soldats (du feu aussi), les policiers, et les gendarmes, qui semblent être des durs au cœur tendre, peut-être des guides naturalistes, astronomes, historiens, biologistes ou producteurs de films qui s’ignorent ? Avec leurs chiens « renifleurs » dans les aéroports ou sauveteurs en montagnes, leurs fréquentes envies de s’envoyer en l’air en parachutes ou en hélicoptères pour mieux mâter les oiseaux, téléobjectif à la main avec pour excuse qu’il faut cartographier le territoire ou surveiller le ciel… On ne sait jamais, que la Tesla d’Elon Musk retombe sur terre percutée par un OVNI ?

Elles ne sont pas belles, les autos des gendarmes ; ils ne sont pas rapides, leurs ordis…

Et les soldats et gendarmes, avec leur manie de plongeurs-démineurs visitant les profondeurs où ne se cachent pas que des poissons : mais aussi des trésors, combien d’amphores, de vaisseaux de métal oubliés autour desquels rôdent régulièrement des créatures aussi grandes que les requins ou les baleines de nos côtes et toujours inconnus des médias et des citoyens ?

Bref, moi, j’aurais volontiers fait un an d’armée ou gendarme pour servir mon pays, plutôt que de redoubler la première année de médecine ! Mais je suis devenue journaliste scientifique à mon compte. Pigiste, j’oeuvre avec des carnets en papier, des stylos, des crayons de couleurs, des pinceaux et de l’encre de Chine, un bon appareil photo, et un ordinateur portable qui accepte de m’envoyer sur Internet si je le souhaite, un vrai bolide et d’une efficacité remarquable, qui fait son job à tous les coups !

J’ai aussi l’imprimante qui va bien. Alors, quand je vois le matos des gendarmes, obsolète, l’archivage numérique des données pourtant si indispensable pour relier les éléments importants afin de résoudre une enquête au plus vite, dire que ces gens là ramènent régulièrement en surface des histoires de meurtres qui attendent d’être résolus depuis 1 an, 10 ans, 50 ou 100 ! Pendant que les familles attendent la vérité, quand je pense à tous ces professionnels qui rament, pataugeant dans les procédures et en colère de ne pas pouvoir assurer la même justice pour tous, je dois vous informer de leurs conditions de travail, parce que c’est mon métier…

Il n’y a pas 36 solutions : soit il va falloir augmenter les impôts des Français pour donner plus de moyens aux gendarmes, et par la même occasion renouveler tout le parc informatique, le mobilier – et pas que les chauffages en hiver -, acheter de nouveaux véhicules de fonction ; soit les Français vont devoir se mettre sérieusement au boulot pour relancer la croissance du pays, rembourser sa dette colossale – du même nom que le calmar dont les chercheurs étudient le passage dans le coin… – et pouvoir enfin mettre des sous de côté pour investir dans des équipements indispensables à tous. Comme les routes qui se déneigent seules en hiver (ou en mai au printemps, changement climatique oblige ?) grâce à des assemblages de matériaux révolutionnaires et qui permettent à tous de partir heureux en voitures non équipées de pneus neige, de toute façon, en montagnes, les paysages sont toujours somptueux…

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