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DERIVES GENETIQUES ET MALFORMATIONS CONGENITALES


09.06.18 – Ceux qui ne connaissent pas les milieux scientifiques et ont toujours pensé que les enfants naissaient comme des « fruits » de l’union d’amoureux – un homme et une femme – doivent être chaque jour de plus en plus inquiets… Contre nature, les bébés éprouvettes, de la FIV, PMA, GPA ? Enfants sans père, ni mère bientôt grâce aux utérus artificiels, on n’aura plus besoin de femmes sur cette planète ni ailleurs, ni de parents pour élever de mignons petits robots à l’intelligence artificielle parfaite ? Pourquoi s’embarrasser alors encore avec le processus naturel de la vie de couple toute simple pour faire (ou non) un enfant qui ira un jour à l’école ? Que pense la science de ces dérives ?

Même les « meilleures intentions » du monde et une (dangereuse) sélection par les gènes dans les laboratoires aux instruments stérilisés pour éviter les contaminations conduisent immanquablement à des erreurs potentielles de plus en plus nombreuses dans l’ADN aux conséquences prévisibles sur les organes : cerveau, intestin (« deuxième cerveau » ?), peau, etc. Pourtant, dans les cliniques ou les services des centres hospitaliers spécialisées dans la procréation médicalement assistée, et malgré les effets indésirables des traitements lourds sur les femmes, on raconte que les candidats se pressent encore dans ce dédale de biotechnologies…

Peut-être les images de gosses, si nombreux à crever de faim et de soif comme les adultes en Afrique ou sous les bombes dans les pays en guerre, poussent-elles les riches Occidentaux à espérer faire déborder les salles de classe de leur progéniture ? Même si elle sort d’une pipette et de tube à essai manipulée sous le microscope comme des tas d’autres échantillons par des inconnus marinant en blouses blanches ou vertes à longueur de journées. Qu’ont retenu de cette partie de la science appelée génétique les Français qui se sont arrêtés au certificat d’études, au brevet des collèges ou ont décroché un bac littéraire, ou économique et sociale il y a une éternité ? Peut-être strictement ou presque : rien !

Tant l’idée même de manipulations des gènes, que ce soit des gènes chez les plantes ou les animaux, fait peur à beaucoup de monde, aux scientifiques eux-mêmes à vrai dire lorsqu’ils sont raisonnables. Et peut-être même aux médecins qui pratiquent ces interventions sur les couples candidats à l’insémination artificielle… Quels termes ont retenu la plupart des Français sur ces sujets si graves, très peu et sûrement plus grâce au cinéma qu’à l’information scientifique développée dans les médias dits traditionnels (où il est aussi question d’économie, de politique, d’écologie, etc.) ? Résultats, cellules, ça parle, ADN un peu aussi, gènes, chromosomes (la paire XY pour les messieurs, XX pour ces dames) et la science est plus ou moins tournée en dérision sur grand écran une ou deux fois par an, histoire d’être enjolivée ou enlaidie davantage par des effets spéciaux qui coûtent des fortunes et ne font qu’effleurer cette problématique au cœur de la société actuelle : la manipulation du et des vivants, parfois avec des gènes de morts, et en fin de compte, l’expérimentation sans but réel sur des organes à moitié reconstitués !

Frankenstein avait pourtant mis en garde le grand public. Avec, il fallait s’en douter, un petit quelque chose de génétiquement modifié, il était foutu comme un accident, de tout un tas de morceau de cadavres aux génomes forcément tous différents (sauf dans le cas très particulier des vrais jumeaux qui a fait « kiffer » les savants fous nazis). Frankenstein, incontestablement, était moche, un peu muet aussi parce que quoi dire, quand on n’a pas demandé à venir au monde avec une sale tête et pourquoi sourire si on ignore où se trouve notre place dans la société et même s’il y en a encore une ? Déjà que c’est la croix et la bannière pour trouver une place en crèche à un beau bébé, alors un emploi stable pour un monstre qui tire une tronche de mort-vivant du matin au soir… Ne parlons même plus d’amour physique, il est déjà enterré avant même d’avoir été testé : trop de morceaux de peaux différentes sur un même corps au contact d’un autre, et c’est l’allergie assurée à tous les coups, tous les niveaux. Frankenstein ne peut pas tomber amoureux d’une jolie demoiselle, il faut être un prince charmant pour avoir cette chance, ce droit ? Malheureux…

Même constat du dangereux bidouillage de gènes pointé du doigt avec éclat par Michael Crichton (mort en 2008) dans son roman de science-fiction Jurassic Park publié en 1990 et adapté au cinéma en 1993 par Steven Spielberg. Manipulations génétiques, stop ! Les chercheurs d’aujourd’hui ont effectivement les connaissances, les moyens, les outils moléculaires et informatiques pour recréer des dinosaures à partir de petits ou grands oiseaux – du poulet à l’autruche… – leurs créatures ne seront jamais que des monstres mal inscrits dans l’environnement et l’époque actuelle. Rappelons que les dinosaures, vrais de vrais, ont disparu il y a des millions d’années, alors en faire de vulgaires copies aujourd’hui, même si elles restent impressionnantes est une folie, un réel danger pour l’humanité ! Ce qui n’empêchera jamais les savants fous de les imaginer en armes de guerre vivantes, à défaut de chars en ferraille fabriqués et conçus par des ingénieurs informaticiens et techniciens, autres armes de guerre robotisées, elles… Si des chars se promènent dans les déserts des pays en guerre, pourquoi pas des dinosaures envoyés dans de denses forêts tropicales ou sur une planète de rechange pouvant potentiellement servir de plan B à la colonisation par une espèce humaine terrifiée par sa surpopulation sur Terre, plan(ète) A ?

Terre qui étouffe, et ne s’en cache plus, des milliards d’individus qu’elle porte, et dégueule de partout leurs déchets plastiques ou microparticules : dans l’air, les sols, les océans. La faune et la flore en crèvent avec elle et manifestent, mais pour l’instant, l’humanité n’entend rien de ses hurlements de feu, d’eau et de vent gorgés de détritus. Et bien, pour étudier ce chaos que l’on voyait venir dans les années 1990 – sans le moindre doute – les scientifiques planqués dans leurs labos n’ayant plus rien d’abris anti-atomiques ont observé « sous la loupe et trafiquoté » de basiques invertébrés, et en vérité, même des bactéries et virus. Mais n’allons pas jusqu’à l’échelle microscopique, votre sommeil ce soir se transformerait en nuit blanche : « ah bon, mais comment cela ? Ils peuvent bidouillé le virus de la grippe espagnole, celui de la pandémie qui a fait des millions de morts en 1918 après la première guerre mondiale et on ne nous avait pas prévenus, rien dit ? ». « C’est un scandale », bien vu… Et alors, la grippe aviaire, H5N1, Ebola, sida, tralala, etc. personne ne contrôle les manips des labos privés au niveau international ? « C’est un scandale », et vous, vous savez ce qu’il fait le petit dernier de la famille qui pianote sur le portable de sa mère à 5 ans – et comment il a été conçu… ? – C’est un scandale ?

Bref. Retenez au moins que les généticiens ont du matériel biologique et un savoir qui évolue, volontiers transmis aux médecins dans les cliniques afin de répondre aux demandes pressantes des femmes si nombreuses, paraît-il à faire du chantage (au suicide même, c’est encore plus moche) juste pour faire comme les autres et avoir son bébé éprouvette sans vrai papa… Qu’est-ce que c’est moche ! Cela dit, il doit aussi exister des bonhommes, pas forcément homosexuels d’ailleurs, capables de faire le même cirque juste histoire de ne pas passer pour des cons incapables de balancer du sperme fertile dans le ventre des bonnes femmes. Pauvres de nous, la Terre en suffoque toujours… Note pour plus tard – note pour bientôt – prévoir des places de prison supplémentaires pour ceux et celles qui se sentent coupables d’avoir fait du chantage à l’enfant et ajouté de la misère à la misère !

Pauvres gosses fabriqués dans de grosses seringues – des tubes en plastique – gavés aux hormones prénatales, des banques de données génétiques où les critères de sélection restent discutables mais monnayables à merci… De futurs presque gamins gamines vendus à des tarifs variables selon les pays mais pas plus chers qu’une belle bagnole ou un portable pour les candidats à la PMA au fort pouvoir de persuasion ou très riche, préférant les mères porteuses de préférence pas intolérantes au gluten ou au lactose, ça ferait « bobo » à l’embryon en croissance dans son ventre. Lequel devrait en supporter toutes les conséquences durant la grossesse et pendant des années ensuite : heureusement, l’état est là pour supporter le poids de ces maladies allergiques et financer les soins pour soulager les douleurs et tous les médicaments à prendre chez soi en plus d’une alimentation équilibrée, chez les deux protagonistes – les deux organismes aux systèmes immunitaires si hostiles l’un à l’autre – la mère porteuse et le fœtus…

Comprenez que les généticiens et les chercheurs en biologie médicale, dans leurs labos, préfèrent la simplicité de l’étude de la reproduction chez les vers ou les insectes, mouches du vinaigre (appelées aussi drosophiles). J’ai eu le privilège d’effleurer de tels travaux, alors étudiante en licence de biologie des organismes en faculté de sciences dans les vieux bâtiments de l’université de Franche-Comté en 1999. Et croyez-moi sur paroles, quand vous regardez de tout près, sous le microscope, dans un tube à essai, ou à l’intérieur d’un flacon de verre de minuscules mouches qui ont juste de quoi respirer et grignoter sans crever de faim et d’asphyxie ni avoir besoin de se dévorer entre elles, ça fait réfléchir sur les risques de consanguinité en espace clos. Notez au passage que la planète est une sphère vivante surpeuplée dans un espace que l’on n’imagine difficilement infini, mais n’osez pas la comparaison avec la bouteille en verre, les humains et les insectes. Toujours est-il que de génération en génération – et la reproduction, hors de contrôle dans cet espace clos est d’une rapidité assez stupéfiante, il ne faut pas 9 mois à une mouche pour faire des tas de petits – les bestioles affichent de plus en plus de malformations congénitales, des yeux bizarres, des ailes qui n’en sont plus que des vestiges, etc., etc.

Des bizarreries quoi, et assez (ou trop) pour que les étudiants aient été soulagés d’avoir à euthanasier tout cet élevage de minuscules bestioles de plus en plus difformes avec le temps et les mutations génétiques… Entre temps, torture ultime pour les malheureux – étudiants, pas les insectes – la prof’ de génétique les qualifiant de privilégiés pour avoir eu le droit d’élever des tas de mouches du vinaigre, ils auront eu à venir très tôt régulièrement avant les cours pour suivre l’évolution de l’élevage, s’esquinter les yeux sur le « cul » des insectes pas toujours prêtes à collaborer du derrière (hé oui, parce qu’il faut les regarder de près pour voir s’il s’agit de mâles ou de femelles) et rédiger un rapport très épais sur les histoires de fesses des mouches du vinaigre, un vrai traumatisme dans une vie (même pour une fan de documentaires scientifiques et de films de science-fiction) ! En même temps, Gregor Mendel (1822-1884), moine, jardinier et botaniste autrichien considéré comme le « père de la génétique », a établi ses fameuses lois en étudiant des petits pois. Et de soit disant « médecins scientifiques nazis » ont voulu sélectionner une « race pure de blonds aux yeux bleus » sans doute plus agréables à regarder que des trisomiques aux traits épais, peut-être à cause de « l’embonpoint génétique », un chromosome en trop là où la cellule ne regorge déjà pas de place, dans le noyau…

Trisomie qui donne aux malchanceux porteurs et porteuses de cette anomalie génétique une allure et des caractéristiques physiques, peut-être un peu proches de celles observées jadis dans le crétinisme, hypothyroïdie congénitale (de naissance) avec pour symptômes retard mental, obésité, lenteur dans les mouvements, épaisseur du cou, etc. aujourd’hui éradiquée grâce aux préventions menées dans le cadre d’une politique de santé publique efficace ! Restent les cas d’hypothyroïdie moins graves liés aux pollutions de l’environnement, au stress, à une forme d’hérédité familiale, une fatigue provisoire, un ralentissement naturel du métabolisme avec l’âge… autant d’évènements indiquant qu’il faut absolument prendre soin de son lieu de vie, de son alimentation et de son corps à tout âge.

Et ne jamais oublier que de générations en générations, le monde évolue autour de nous (pas uniquement dans les gènes de mouches du vinaigre maintenus à l’intérieur de flacons dans de confortables étuves de vieux labos, organismes élevés d’ailleurs de gré ou de force par des étudiants en science aussi motivés que possible…), la Terre transpire de plus en plus de la densité humaine qui la piétine et la salit chaque jour d’une pollution insupportable mais lutte inlassablement pour sa survie, espérant peut-être comme beaucoup d’entre nous que la connerie ne soit pas congénitale, au risque de faire dériver plus vite encore la génétique et plus bizarrement aussi les continents ?

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