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De la brume, des nuages, de l’air et bien plus encore…

BrumeMmmh, détendez-vous et respirez à pleins poumons : vous êtes au bord de la mer. Sentez-vous cette odeur si particulière de l’air marin ? Ah, si l’on pouvait la mettre en bouteille pour en avoir chez soi ! Justement, des chercheurs y travaillent. Mieux, leur étude soulève une découverte remarquable, ou pas…

Publié en février 2007 

Le plus fort, c’est qu’ils ont trouvé la solution. On sait déjà que cette senteur vivifiante est l’œuvre d’un gaz connu sous le nom de sulfure de diméthyle (DMS). Produit en grande quantité à travers tous les océans par des bactéries marines – et même par les coraux – qui vivent à proximité du plancton et des algues, on le retrouve dans l’atmosphère. Là, il y joue un rôle essentiel. Ce composé sulfuré volatil agit en quelque sorte comme régulateur du climat.

De quelle manière ? Une fois oxydées, les molécules de DMS se transforment en noyaux de condensation et participent à la formation des nuages (et de la pluie qui va avec bien sûr). Ces derniers étant de véritables barrières naturelles, ils empêchent la pénétration d’une partie des rayons du soleil. Bref, un joker supplémentaire dont on ne saurait se passer pour limiter le réchauffement de la planète ! Restait à découvrir le mode de fabrication du DMS par ces microorganismes…

A. Johnston et ses collaborateurs de l’Université d’East Anglia en Angleterre ont mené l’enquête qu’ils détaillent dans la revue Science. Ils l’ont entamée dans les marais de Stiffkey sur la côte de Norfolk. Suivant la piste du DMSP (diméthylsulfoniopropionate) produit par des algues et nécessaire à la vie des bactéries, ils ont pu en isoler plusieurs qui libéraient effectivement du DMS.

De fil en aiguille, les chercheurs sont parvenus à extraire chez l’une d’elles le gène responsable de la synthèse du DMS, gène baptisé dddD. Une réussite totale donc qui leur a permis, grâce à un simple transfert génétique sur la dangereuse bactérie intestinale Escherichia coli, de reproduire le gaz en laboratoire ! Et quand on se souvient de son importance sur le climat, aussitôt on réalise l’étendue de cette découverte et les possibilités qui en découlent pour l’avenir. Pourquoi pas ?

Des nanobactéries pathogènes dans les nuages

Nuage de motsSelon deux récents articles diffusés dans le Journal of Proteome Research, les nanobactéries -des micro-organismes bien plus petits encore que les bactéries ordinaires- se retrouvent dans les nuages et pourraient jouer un rôle crucial dans la diffusion de maladies et la formation de gouttes de pluie…

« Des expériences ont montré que les nanobactéries sont excrétées à partir de l’organisme dans l’urine. Et leur dispersion depuis le sol dans l’atmosphère et la stratosphère devient inévitable… » souligne le Dr Andrei Sommer de l’Université d’Ulm en Allemagne. Lui et le professeur Chandra Wickramasinghe de l’Université de Cardiff en Angleterre démontrent dans leur étude respective que ces micro-organismes passent de l’environnement terrestre jusque dans la stratosphère !

Or, les nanobactéries seraient impliquées dans la propagation de pathologies graves telles que les maladies cardiaques, la formation de calculs rénaux, etc. Cette idée commence à être admise par la communauté scientifique. Imaginer qu’elles puissent être encore plus facilement véhiculées par les vents jusqu’aux nuages laisse supposer qu’elles ont un rôle crucial dans la dispersion d’une région à l’autre des agents infectieux en général, soutiennent les auteurs de ces recherches. Par ailleurs, tout laisse à penser qu’elles ont également un rôle dans la nucléation des gouttes de pluie et qu’elles participent ainsi à la condensation des nuages.

Nuages (Photo 2014 non retouchée)

Les deux études corroborent celle de l’allemand Ruprecht Jaenicke, publiée dans la revue Science en avril 2006. En effet, le chercheur avait démontré qu’une grande partie des aérosols présents dans l’atmosphère (jusqu’à 25%) sont d’origine biologique : pellicules, poils, pollen, particules végétales, etc. et que cette proportion que l’on avait sous-estimé doit avoir une influence non négligeable sur le climat… mais également sur la santé des populations !

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