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Critique de film (Archives de 2003) : le cinéma et la télé-réalité

Couv_229881Avec les Loft-Story et autres Star-Académy, pour son premier film en tant que réalisateur, Guillaume Canet tient « le » sujet d’actualité : la télé-réalité. Celle qui ne devait jamais parvenir jusqu’en France est ici parodiée à l’extrême… Instant vérité dans une comédie dramatique qu’il a été difficile de suivre au cinéma en l’an 2003 ! 

monidoledvdDés le début, le spectateur est plongé dans un décor où les larmes coulent à flots comme les « couteaux » plantés dans le cœur des invités de l’émission « Envoyez les mouchoirs ». La séquence Emotion cache un monde de requins, où l’audimat est roi. Guillaume Canet a le rôle du jeune premier, naïf, bien sous tous rapports…sauf que son ambition va le conduire dans l’univers cynique d’un producteur, Jean-Louis Broustal, son idole, incarné par François Berléand. La cinquantaine, celui-ci semble tout posséder : l’argent, le pouvoir, une jeune femme splendide et un tel degré de persuasion qu’il va faire de notre héros son jouet le temps d’un week-end. On s’attend donc à une œuvre au ton moralisateur…

Erreur, le réalisateur Canet pas là pour dénoncer les excès de la télé-réalité !

Enfin si, jusque dans les trois premiers quarts d’heure car par la suite, le film perd tout son sens et on ne voit pas très bien où il va nous mener. Les scènes délirantes s’enchaînent les unes derrière les autres dans la gigantesque demeure de Jean-Louis Broustal. Guillaume Canet représente un certain temps l’image du Gentil. Dommage, au fil de la pellicule, il perd toute sa crédibilité. Aurait-il fallut qu’il ne soit simplement qu’acteur dans cette comédie dramatique ? En effet, en face de François Berléand (Jean-Louis Broustal), il se voit réduit en comédien parfois quasiment transparent.

Il faut reconnaître à Berléand ce talent : il incarne parfaitement le rôle du quinquagénaire richissime et blasé de tout, qui ne trouve plus aucun plaisir dans les distractions et mène par le bout du nez tous les gens qui l’entourent. Quelques « galipettes » prêtent à sourire, et même à rire ; dommage que la fin (qui se fait attendre…) soit triste à pleurer ! Finalement, il est bien difficile de trouver un sens au film. On quitte la salle avec 5 euros en moins, un sentiment d’incompréhension et un arrière goût d’inachevé. Pourvu qu’il pleuve en sortant, et là, c’est le bouquet ! A voir pour son côté extravagant assez inattendu, mais uniquement lors de sa sortie en K7 vidéo (NDLR : c’était en 2003, époque Chirac et des magnétoscopes…) ou DVD

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