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COMPOSTEZ, IL EN RESTERA BIEN QUELQUE CHOSE

12.06.18 – Dans les années 1980, un couple qui avait une moyenne âge de 40 ans à deux pouvait espérer être propriétaire d’une modeste mais jolie maison. Assez grande pour accueillir deux enfants, un jardin et un peu de pré pour y regarder courir le chien ou installer une piscine très utile pour supporter les coups de chaleur liés au réchauffement de la planète annoncé. Les fleurs, à arroser de temps en temps malgré tout, et les arbres fruitiers venaient ajouter une touche de couleurs à ce paysage idyllique…

Alors, à l’époque, personne n’était surpris de disposer dans le fond du jardin d’un joli tas de fumier ! Toutes proportions gardées, une petite montagne de déchets organiques recyclables – ou de l’or en barre préciseraient les biologistes et les agriculteurs – composée de :

  • tout un joyeux fouillis d’herbe tondue,

  • broussailles coupées preuve que la végétation accepte encore d’être entretenue (car si elle ne l’est plus, des plantes envahissantes et les ronces se dépêchent d’envahir les lieux inoccupés pour en faire des ruines dans une jungle aussi hostile qu’une forêt abandonnée)

  • fleurs et feuilles séchées par le soleil du printemps ou réhydratées par la pluie tombée en abondance…

et les vers comme les mouches ou d’autres insectes ailés ou rampants se réunissent à l’air libre autour du joyeux festin qui en fin de compte constitue un nouvel écosystème à petit échelle, mais suffisant pour faire plaisir aux oiseaux et même servir d’engrais naturel pour le jardin.

Après le repas du soir, les gosses se pressaient volontiers pour aller y jeter les restes du jour (coquilles d’oeufs ayant servi à faire l’omelette aux champignons, mare de café, gras de jambon, noyaux de cerises ou d’abricots utilisés pour la confection de confitures ou du clafoutis au dessert). Honnêtement, au milieu des années 1980, pour une famille de quatre personnes, un tel compost ne dépareillait pas dans le décor rural du village français…

Mais nous sommes en 2018. Les gens de 40 ans, aujourd’hui, n’ont pas forcément de maison – il n’y a plus de place pour offrir un tel rêve de bonheur à tout ce monde qui se presse dans les villes aux immeubles de plus en plus élevés – et les gens de 40 aujourd’hui, n’ont pas forcément eu l’envie, le sens des responsabilités ou juste le temps de faire des enfants mais ils peuvent toujours composter en appartements…

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