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Cité de l’Espace à Toulouse : une mutation en marche

Cité de l'Espace et Réplique de la station MirSi le public ciblé de la Cité de l’Espace à Toulouse est actuellement une clientèle préférentiellement « cultivée » composée d’adolescents – filles et garçons – et d’adultes, il pourrait bien se diversifier dans les années à venir.

 Archives JT du 15 septembre 1979 sur TF1 Dominique Baudis 

A l’origine, ce bâtiment aux formes géométriques devait être un musée d’art contemporain. Effondré en partie avant la fin de sa construction, Dominique Baudis, le maire de Toulouse, a eu l’idée de le reprendre pour en faire une vitrine de l’espace qui voit le jour en 1994. L’enthousiasme a alors gagné Jean-Noël Plachez, actuellement directeur des expositions et du développement du site, qui n’en était pas à sa première réalisation. Après s’être « fait la main » sur la Cité des Sciences à Paris, cet ancien architecte de formation confie : « S’il y a un lieu en Europe qui représente l’espace, c’est bien Toulouse ! Avec la présence du CNES, d’Astrium ou d’Alcatel, on pouvait à l’époque être aidé dans la réalisation de la Cité de l’Espace ».

Avec le recul, ce projet ambitieux, unique en France, ne semble pas touché par la forte baisse d’affluence dont souffrent les grands parcs visant à offrir des sensations fortes. D’ailleurs J.N. Plachez avoue aujourd’hui d’un air satisfait que la Cité de l’Espace souhaite rester pédagogique, même s’il y a de fortes pressions pour en faire un parc d’attraction… Il ajoute : « Des sites comme le Futuroscope ou Vulcania, pour lesquels les investissements de renouvellement des spectacles sont énormes ne marchent qu’un temps. Nous ne sommes pas en concurrence avec eux, et notre activité est plus durable ! L’ensemble des partenaires est ravi ».

Archives JT de février 2017  Claudie Haigneré en visite à la Cite de l’espace à Toulouse

Bien que l’explosion de l’usine AZF (NDLR le 21 septembre 2001) ait eu une influence néfaste sur la fréquentation, il y a encore plus de 300 000 visiteurs par an, alors que l’objectif initial était de 150 000. La recette de ce succès est basée sur un suivi de l’actualité spatiale et une réactualisation assez fréquente des expositions temporaires. Même si en raison du coût – le changement d’un panneau, plus élevé que la mise à jour des activités multimédias, s’élève à 450 euros -, la Cité de l’Espace ne parvient à renouveler que 5% de ses expositions, contre les 10% espérés par la mairie de Toulouse. Si le parc est autofinancé à hauteur de 70 %, « ce qui est très rare…» souligne fièrement le directeur des expositions, son statut de société d’économie mixte lui fait bénéficier de fonds publics et privés qui participent à son agrandissement.

Après deux premières extensions : le Terr@dome et la station Mir rachetée aux Russes, la Cité de l’Espace bénéficiera en 2004 d’un financement du CNRS pour monter un projet baptisé « Biospace » qui conduira le visiteur à être passager temporaire d’un vaisseau spatial. D’autres projets verront le jour d’ici 2005 : le jardin des Mouvements pour les plus petits ou encore un planétarium de dernière génération pour les adultes ; ils devraient élargir la clientèle de la Cité de l’Espace à Toulouse.

Article publié en 2004

2016  Vidéo de la pierre de Rosette ? Dernières images de la mission spatiale Rosetta visible sur terre à Toulouse !

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