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CINEMA : UN CHIEN POUR TOUS, TOUS POUR UN CHIEN

Ça se passe dans les Hautes-Alpes, mais la première séance de présentation de ce tournage d’altitude a eu lieu du côté du Pontet dans le Vaucluse. Tcheky Karyo campe le rôle du grand-père, Félix Bosquet est Sébastien, Clovis Cornillac, officiellement « méchant » pour Belle. Et toc, à des dizaines d’années de notre jeunesse, la chienne revient au cœur d’une intrigue infernale dans ce dernier chapitre, où l’attachement à son ancien propriétaire forcément la tourmente ! Question, film pour enfants ou pas seulement ?

Les adultes doivent-ils les déposer devant le ciné’ ou les accompagner sans rougir, pot en carton de de pop corn voire sachet de M&M’s à la main ? Si vous n’avez pas fait l’école buissonnière il y a 30 ans, alors vous avez la réponse… Organisez votre emploi du temps : pour les jeunes, c’est les vacances – en plus, pas d’excuse, les salles se cachent pas loin de la piscine couverte, même dans les stations de ski – foncez !

Vous aurez bien des trucs à raconter après, en famille, autour de la raclette ou de la tartiflette. Comme avouer par exemple que vous ne manquiez jamais un épisode du dessin animé du même nom diffusé dans les années 1980. Pas gai, certes, ou à peine plus que Rémi, sans famille lui aussi… Décidément, c’était la fête dans l’esprit des artistes à cette époque là !

Pour mémoire, dans le premier épisode (à revoir en entier), le bambin est traité de « paysan » autant qu’accusé de vol, comme le « monstre blanc » des Pyrénées qui n’a rien d’un Yéti mais sauve des vies… Il a en plus le toupet de déclarer à la belle Angelina, lui préparant une bonne soupe, qu’il n’a pas de mère avant de la retrouver, orphelin ou pas, en compagnie de son grand-père dans son chalet ! Le rustre aurait mieux fait d’envoyer le chenapan en cours avec les autres au village. Sauf qu’il n’est pas impossible que son orgueil l’ait conduit à dicter sa loi devant l’instit’ ayant pourtant tout tenté dans l’espoir de ramener le vieux à la raison et le gamin sur le chemin de l’imagination en direction de la liberté…

Comme on prend l’histoire en cours de route dans l’épisode 1 et que Papy Brossard ne semble pas tellement impliqué dans l’éducation de son petit-fils – parce qu’ils ne sont pas de la même famille peut-être ? après tout, les téléspectateurs n’en savent rien – on ne peut que constater les dégâts sur l’enfant livré à lui-même avec pour seul ami, Poutchi, un chiot blanc de la taille d’un cobaye. Et inspirée à l’adolescence par l’animal, je confirme, c’est un nom qui va très bien aux cochons d’Inde : la preuve, le mien que j’ai choisi roux et noir, a vécu pendant 7 ans et m’a suivi jusque dans le Midi. Aujourd’hui et depuis 2007, je vis avec un adorable chien au pelage caractérisé par les vétérinaires « noir et feu » à sa naissance en Belgique…

Tout ça à cause d’un dessin animé des années 1980 ? Difficile à affirmer. Allez savoir pourquoi Clovis Cornillac qui ne joue ni dans le premier volet cinématographique de la saga réalisé par Nicolas Vanier et visible sur les grands écrans en 2013 (en 2018, sur les télévisions aussi, grâce aux diffuseurs de VOD à leurs abonnés !), ni dans le second sorti en 2015 réalisé par Christian Duguay a, à ce point, le manque de bol d’incarner un « méchant qui veut juste récupérer son chien » ? Décidément, ce type carbure au mythe de la séparation et des retrouvailles au cinéma…

Cette semaine, installez-vous devant votre home-cinéma (quand chaque enfant sera sagement en train de jouer dans sa chambre, gavé en début de soirée des épisodes en VOD de Belle et Sébastien, 1 et 2, avec la promesse de voir très vite le dernier chapitre) et découvrez ensemble votre niveau de romantisme devant « Un peu, beaucoup, aveuglément » avec Mélanie Bernier (2015) avant de filer au lit !

Dormez bien ensuite, car il vous faudra affronter un soir suivant ou le samedi après-midi le déchirant « ça fait plus de 4 ans que je la cherche partout, ma chienne ! » balancé froidement par l’acteur Clovis, et les gosses vous lancer « dis, tu ferais quoi, toi, si des méchants avaient volé notre chien ». Dites-leur la vérité : « coûte que coûte, j’aurais remuer ciel et terre, en colère ! ».

Alors, oui, elle est belle mais très triste, l’histoire de Cécile Aubry, nom de scène d’Anne-José Bénard (1928-2010) femme de lettres françaises et actrice, qui l’a écrite, celle de Sébastien, avant son adaptation en feuilletons pour la télévision en noir et blanc des années 1960. Alors, oui, il faut aller la voir au cinéma cette histoire, en famille, pour les petits, les parents ou les parents des parents et ce berger des Pyrénées qui se promène dans les Alpes !

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