«

»

Imprimer ceci Article

CHRONIQUE DECALEE : UN CAFE AVEC… ADOLF HITLER (1889-1945)

Vous avez peut-être lu la première chronique « Un café avec… Zorro, démasqué ! », héros de toute une jeunesse qui a connu les débuts de la télévision en noir et blanc. Aujourd’hui, nouvel essai avec un triste personnage de l’histoire de la planète et de l’humanité dont tout le monde oubliera le nom et le destin en Allemagne si on continue dans la mauvaise direction. Salles de classe des collèges, lycées, grandes, écoles, universités désertées, pour cause de manque de places ou pire, de temps d’occupation des neurones grillés par d’autres tâches électroniques, à savoir surfer et « selfier » sur les minuscules écrans des smartphones : attention, danger ?

UN CAFE AVEC… Adolf Hitler (1889-1945)

 

A- Sans sucre ! Ne riez pas.

C- Il paraît que vous n’êtes pas fan des interviews. Vous avez un problème avec les journalistes ?

A- Nein ! Ce n’est pas moi le problème. Le souci, c’est l’absence de communication entre nous… Et la vérité !

C- La vérité ? Vous n’aimez pas les juifs et vous les avez fait gazés dans d’obscures salles de l’horreur des camps de concentration.

A- Vous plaisantez ou quoi ?

C- Pas sur un sujet aussi grave.

A- Comment voulez-vous que je défende mon cas lorsqu’il y a autant de trous dans les livres d’histoire et les mémoires ! Mais je suis juif moi aussi ! Ah, c’est absurde, ça vous en bouche un coin, hein « madame, je crois tout savoir mais je suis sûre de ne rien connaître alors il faut poser des questions ». Allez-y, posez-les vos questions. D’ailleurs, vous l’avez lu mon bouquin ? Je n’ai jamais eu de nègre littéraire, moi, quand j’écris, je signe.

C- Euh, non, je l’avoue un peu honteuse. « Mein kampf » ? « Mon dieu », pardonnez-moi, je ne suis pas baptisé et j’ai fait cinq ans d’allemand au collège et au lycée sans parler aujourd’hui un mot de cette langue. Par contre, j’ai un chouette robot mixeur Bosch : du travail de pro’, la publicité ne mentait pas et je viens d’aller vérifier sur Internet, il s’agit effectivement d’une société allemande qui existe depuis 1886. Ah, si, je sais dire chien « Hünd » parce que j’en ai un, vous également je crois me souvenir de photos de vous entouré de bêtes à poil ? Et surtout, je reconnais avoir adoré les époques où les correspondants débarquaient pour une semaine au collège – un établissement de l’Est de la France – et mêlaient joyeusement leurs têtes, souvent couvertes de cheveux blonds, et leur teint pâle il est vrai… Remarquez qu’il y a probablement moins de soleil dans le nord que dans le sud de l’Europe où les bruns et les brunes au teint mât existent encore. « Mein kamp », c’est quoi déjà, ma tête ? Non, tête, ça me revient, c’est « Kopf »…

A- Pour la peine, vous chercherez dans le dictionnaire, s’il vous plaît ! Alors, madame – mademoiselle peut-être ? – nous voici ensemble à discuter devant un café. Il est bon le vôtre, avec un demi-sucre, du lait de noisette ?

C- Très !

A- Et vous n’avez même pas lu une ligne de mon œuvre ? La traduction en français existe pourtant. Pardon d’insister, mais comment voulez-vous interpréter ou critiquer, vous les Français, le sens de mon action politique et mon rôle dans l’histoire de la construction européenne – je sens d’ici les esprits s’échauffer autour du verbe « construire », ne faut-il pas casser parfois pour bâtir – si vous ne m’avez pas lu ? Et croyez-vous qu’un homme capable d’écrire un livre entier puisse être un crétin et vouloir à lui tout seul faire tuer des millions de gens ? Allons, moi, le pire des criminels, un dictateur ? Et pourquoi pas un « Charlot », un acteur qui ne pouvait simplement pas tout dire comme dans le cinéma muet de Charlie Chaplin mais qui osait tout écrire ? Ceux qui m’ont connu vous aurait sans doute murmuré le contraire à l’oreille… Lui, « un intellectuel » auraient-ils ajouté en tremblant un peu. Lisez mon livre à l’occasion, et ne vous laissez plus influencer par les « on dit ». Faites-vous votre propre opinion, essayez de rétablir la vérité même lorsqu’elle vous concerne directement et n’oubliez jamais : « Arbeit macht frei » !

 

 

* NDLR : « Mein kampf » Mon combat

Charlie Chaplin (1889-1977)

« Arbeit macht frei » : le travail rend libre

 

 

 

Chronique décalée rédigée le 28 janvier 2018, mise en ligne le 1 juin 2018

Autres articles intéressants...

Les chats ont-ils un nombril ?
Bonne question. C’est aussi le titre de la suite du célèbre livre « Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? » de Paul Heiney. Une fois de plus, l’Anglais a fait très fort !
Méditerranée, requins en danger !
En Méditerranée, les requins ont été décimés… (extrait de EXPLORATIONS EN TERRE ANIMALE paru aux éditions EDP Sciences)
Pourquoi les flageolets ne sont-ils pas très distingués ?
Les flageolets sont des grains extraits de haricots. Cuisinés avec un bon gigot d’agneau, ils sont très appréciés, mais plutôt le week-end… (extrait du livre POURQUOI LES MOUCHES AIMENT-ELLES LES CROTTES ?)
Quand nos peaux bleues finissent en court-bouillon...
Pas de scoop ici, les ailerons de requins sont très recherchés pour la préparation d'une soupe à la mode en Asie. Ainsi, afin de ne jamais manquer de l'ingrédient essentiel à cette recette, quelques dizaines de millions de squales sont enlevés chaque année à l...

Lien Permanent pour cet article : http://merseaplanete.com/chronique-decalee-un-cafe-avec-adolf-hitler/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>