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AUX OEUFS ET AUX POUSSINS ?

Peut-être avez-vous vu ces images terrifiantes de poussins broyés ensemble vivants, comme autrefois les gosses « endormis » dans les chambres à gaz avant de partir en fumées des camps de concentration ? Nuit et brouillard… Question de poulette pas si bête : pourquoi laisser naître des êtres si c’est pour les torturer et les « tuer » cruellement dés leur plus jeune âge ?

Si une poule n’est pas attachée au coq, elle ne risque pas de s’inquiéter du sort du poussin. Mais vous, humains, si ! Surtout que votre mémoire doit l’intégrer, les œufs ne donnent de poussins que s’ils sont fertilisés par des spermatozoïdes de coq. Sauf dans les tristes cas de manipulations génétiques où des poulettes OGM peuvent se reproduire sans mâle en laboratoire, comme certains reptiles et poissons victimes en milieu boisé ou aquatiques de pressions malvenues liées à la connerie humaine : pollution, dégradation et diminution d’espace de vie, déclin de la population et de la biodiversité des espèces dans leur environnement, déséquilibre sexuel…

Alors, c’est quoi ce bordel, c’est quoi ce massacre de bestiaux ? Il faut arrêter de broyer les poussins, que les vrais aient le temps de pousser tranquillement, parce qu’il faut sauver les œufs ! C’est un message important lancé il y a peu dans le Journal Du Dimanche (Juliette Demey « La start-up des sauveurs de poules »). Il expliquait qu’en France, 50 millions – presque autant que d’habitants dans notre pays – de poules « sont abattues à l’âge de 18 mois, alors qu’elles peuvent vivre 7 ans, voire 10 ans ».

Autrement dit, à terme, on pourrait « tuer » moins, avoir moins de poules et de poussins mais plus d’oeufs qui seront si heureux de se retrouver en cuisine plutôt qu’en volailles ultra juvéniles « flinguées » pour rien dans des « cui-cui » déchirants… A vous les joies du quatre-quart (qui se fait aussi avec de la margarine, du beurre de noisettes ou de la compote), du far aux pruneaux, de l’omelette, du clafoutis salé, de l’île flottante ou de la mousse au chocolat !

Et même si les œufs sont pondus par de « vieilles poules », cerise sur le gâteau – mais comment diable auriez-vous pu le savoir auparavant ? – « plus la poule vieillit, plus les œufs sont gros » révèle Fabien Sauleman au JDD, lanceur du concept Poulehouse avec Elodie Pellegrain. Bonne nouvelle donc pour tous ceux et celles qui aiment faire plaisir à leurs amis en leur préparant de bons desserts, voire qui hésitaient à se lancer dans l’ouverture d’une crêperie ou gaufrerie, il ne risque pas de manquer de matières premières à l’avenir !

Il existe déjà une ferme « Poulehouse » de 16 hectares, qui n’a rien d’une maison de retraite pour ces poules accueillies au-delà de 18 mois qui restent jeunes du coup – cot, cot – car bien traitées et ravies d’apporter « leurs pierres » à l’édifice d’un commerce bio et équitable, pas seulement pour les humains. Résultat, les œufs sont en vente dans les magasins Biocoop, Franprix, Naturalia, forcément bientôt dans toutes les grandes surfaces, et présentés cuisinés avec finesse dans les assiettes des restaurants ou les vôtres…

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